Déjà entrepreneure... à cinq ans

Sébastien Morin a accompagné sa fille Julianne, cinq... (Photo Le Soleil, Yan Doublet)

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Sébastien Morin a accompagné sa fille Julianne, cinq ans, samedi lors de la Grande journée des petits entrepreneurs.

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(Québec) L'offre commerciale a connu une hausse remarquable à travers la province, samedi, alors que des centaines de petites entreprises d'un jour ont fait leur apparition dans les rues des quatre coins du Québec. À leur tête, de jeunes entrepreneurs de 5 à 12 ans y écoulaient leurs produits confectionnés avec grand sérieux.

À sa deuxième année d'existence, la Grande journée des petits entrepreneurs organisée par l'organisme Petits Entrepreneurs a fait un bond prodigieux de ses inscriptions, passant de quelques centaines l'an dernier à plus d'un millier cette année. Seulement dans la grande région de Québec, l'organisation a répertorié 268 minicommerces inscrits, un sommet dans la province.

Sous un soleil de plomb, Julianne Morin, cinq ans, était à son poste au kiosque de B comme Bouton, son entreprise d'un jour, installée à Val-Bélair. Elle y a vendu boucles d'oreilles, bagues et autres petites babioles fabriquées - avec un peu d'aide! - à partir de boutons colorés.

«Petits sacrifices»

Ses parents, deux entrepreneurs, l'ont inscrit pour le plaisir de l'activité, mais aussi pour commencer à lui inculquer certaines valeurs, même à un si jeune âge. «Elle a eu une invitation pour jouer dans les jeux cet après-midi! Mais elle est ici. Ça montre ce que c'est, les petits sacrifices», s'est amusé son père, Sébastien Morin, qui est à lancer son entreprise en informatique.

Timide de nature, la petite Julianne a dû interagir avec les clients, présenter ses produits et tenir la caisse. De petites responsabilités qui paraissent simples, mais qui ont une tout autre signification à cinq ans. «Je me suis dit que ça pourrait l'aider à se dégêner un peu. Elle entre à la maternelle cette année», a ajouté sa mère, Julie Turbide.

Les ventes ont plutôt bien été pour Julianne, qui a amassé un peu plus de 100 $. Que feras-tu de cet argent? «Je vais le garder», a-t-elle dit, sagement, ne se précipitant pas dans les dépenses impulsives. Son rêve? Une voiture. Une petite coccinelle jaune, sa couleur préférée. Entrepreneure de sa génération, Julianne écoulera le surplus de sa production en ligne, via sa page Facebook (B comme Bouton).

L'activité était parrainée cette année par Christian Dubé, premier vice-président, Québec

Caisse de dépôt et placement du Québec, et l'entrepreneur Alexandre Taillefer.

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