Sylvain Juneau élu à la mairie de Saint-Augustin

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Sylvain Juneau a été élu avec 34,3% des voix, suivi par Sylvie Asselin à 32,32% et de Jean-François Dufour avec 18,66%.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Les citoyens de Saint-Augustin ont voté pour un changement de garde dimanche en élisant Sylvain Juneau comme maire à 34,32 %. Celle qui lui a livré la plus chaude lutte est Sylvie Asselin, qui a obtenu 32,32 % des suffrages.

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Les deux autres candidats ont moins bien fait. Jean-François Dufour occupe le troisième rang des suffrages avec 18,66 %. Éric Dussault arrive en fin de peloton avec 13,81 % des votes.

«J'ai pas vraiment l'esprit à la fête», a déclaré le nouveau maire, parce que «le défi est énorme» de gérer la ville de Saint-Augustin.

Celui qui avait comme objectif de geler les taxes en 2016 a réitéré qu'il voulait le faire, tout en se défendant d'avoir formulé une promesse durant la campagne électorale.

M. Juneau dit vouloir s'attaquer d'abord à «maîtriser les dossiers [...] parce que c'était une lacune ici, le manque d'information, alors on va faire un état des lieux aux citoyens. Et puis 100 jours, ça nous amène déjà à l'automne, on a un budget à sortir, alors il faudra qu'on soit bien avancé pour atteindre les objectifs de diminution de dépenses que je me suis fixés.»

Il s'est aussi dit enclin à travailler main dans la main avec la Ville de Québec et de L'Ancienne-Lorette. Ces villes-là, au lieu d'être des «ennemies», doivent devenir des «alliées».

Sur la situation financière de Saint-Augustin, il se fait pragmatique. «On va prendre le problème à l'envers, on va regarder l'argent disponible et vivre avec, au lieu de regarder ce qu'on veut se payer. [...] On ne parle pas de diminution de 50 % [des dépenses], on parle de 11 %. Ce n'est pas la fin du monde, les services vont continuer à se donner», a-t-il dit.

L'ingénieur de 46 ans, père de quatre enfants de 12 à 18 ans, avait réclamé la démission de tous les membres du conseil municipal. Il devra maintenant apprendre à travailler avec eux. «Ces gens-là devront prendre acte de la volonté de la population», a-t-il toutefois averti.

La soirée d'élection a été marquée par un important retard dans la divulgation des résultats. La compilation des votes à la main, par quelques dizaines de personnes, s'est avérée beaucoup plus longue que prévu. Au début de la soirée, le directeur général de la municipalité, Robert Doré, était confiant de pouvoir annoncer le nom du nouveau maire à la population vers 21h30. Il l'a plutôt fait à 23h55.

Cette course à la mairie, qui a duré environ un mois, a été largement teintée par les difficultés financières de la Ville, qui a dû augmenter les taxes foncières de 25 % d'un seul coup en décembre dernier. S'en est suivi une crise sur la quote-part que Saint-Augustin doit payer à l'agglomération de Québec, qui serait beaucoup trop élevée, selon l'ancien maire Marcel Corriveau.

Celui-ci a d'ailleurs démissionné dans la tourmente en mars dernier, invoquant des raisons de santé. «Je quitte épuisé parce que mon corps ne suit plus», avait-il dit. Cette démission a rendu l'élection de dimanche nécessaire.

L'idée de refusionner Saint-Augustin à Québec a aussi eu l'effet d'un pavé dans la mare de la campagne électorale il y a une dizaine de jours, alors qu'elle était lancée par quatre hommes d'affaires influents du parc industriel François-Leclerc.

Faible taux de participation

Malgré des enjeux majeurs et le fait qu'il s'agissait d'une première véritable course à la mairie depuis 10 ans, il semble que les Augustinois ont trouvé mieux à faire que d'aller voter, dimanche : leur taux de participation ne s'est en effet élevé qu'à 37,6 %, incluant le vote par anticipation.

«Considérant le taux de participation, la démocratie n'a pas parlé fort, mais elle a parlé. [...] C'est décevant, ça laisse perplexe. Il va y avoir du travail à faire, peut-être que les gens ont perdu confiance. Il faudra essayer de trouver ce qui ne va pas, mais il ne faut pas oublier non plus que le taux de participation aux élections municipales est bas partout, pas seulement à Saint-Augustin», a commenté le nouveau maire.

En 2013, quand le maire sortant Marcel Corriveau avait été réélu sans opposition, et ses six candidats conseillers avaient décroché des majorités de 55 à 78 %, seulement 4 électeurs augustinois sur 10 s'étaient donné la peine d'aller aux urnes.

En 2009, le taux de participation avait été de seulement 36 % - mais il faut dire que l'issue de la course à la mairie n'avait jamais fait le moindre doute, M. Corriveau ayant raflé 89 % des voix.

Il faut remonter jusqu'en 2005 pour retrouver un taux de participation (59 %) significativement plus élevé à Saint-Augustin. Le premier scrutin après la défusion d'avec Québec avait donné lieu à une bataille serrée entre le refusionniste Serge Hamel et M. Corriveau; celui-ci l'avait emporté avec 54 % de la faveur populaire.

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