PPU de Sillery: Labeaume veut éviter une nouvelle déception

«Ça fait 10 ans, c'est toujours la même... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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«Ça fait 10 ans, c'est toujours la même affaire: assemblée publique-tout le monde crie-moratoire», a déclaré jeudi Régis Labeaume, en réaction à l'assemblée publique de mardi, où le dernier projet de plan particulier d'urbanisme (PPU) a été conspué.

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(Québec) Le maire de Québec espère sortir du cycle «assemblée publique-tout le monde crie-moratoire» qui caractérise selon lui la planification du Sillery patrimonial.

«Ça fait 10 ans, c'est toujours la même affaire: assemblée publique-tout le monde crie-moratoire», a déclaré jeudi Régis Labeaume, en réaction à l'assemblée publique de mardi, où le dernier projet de plan particulier d'urbanisme (PPU) a été conspué. «On va écouter, on va voir si on peut améliorer l'affaire, mais on va agir. C'est pas vrai que cette fois-là va encore se dessouffler», a prévenu le maire Labeaume.

Le Soleil a appris que les citoyens de Sillery rencontreront la ministre de la Culture, Hélène David, le 17 juin concernant le PPU de la Ville de Québec pour les grands domaines religieux.

Le président de la Société d'histoire de Sillery, Jean-Louis Vallée, a déjà rencontré, dès mercredi, des membres du cabinet de Mme David. Mais le 17 juin, il pourra s'entretenir avec la ministre elle-même. «Je veux parler à Mme David pour voir avec elle ce qu'on peut faire pour protéger le site et le mettre en valeur. On veut qu'une étude se fasse. Je demande qu'on nous donne un peu de répit», a-t-il dit. «Ça nous montre que la ministre s'intéresse à ce qu'on pense.»

Un patrimoine qui se dégrade

Le maire concède que «la ministre peut les rencontrer, on vit en démocratie». Mais il répète qu'il ne faut pas se «dégonfler»: «C'est toujours la même affaire, il y a une élection générale ou bien il y a une élection partielle et tout le monde fait ses petits calculs [...] Pendant ce temps-là, je le répète, le patrimoine se dégrade.»

M. Labeaume a défendu la date du vendredi 19 juin pour tenir une seconde assemblée publique. Selon lui, les choix étaient restreints car la réglementation prévoit qu'il faut donner un préavis de 14 jours aux citoyens. Et on se rapprochait dangereusement de la Saint-Jean-Baptiste. «Pis après, t'es rendu en juillet», a tranché le maire.

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