Limoilou, au-delà de la 3e Avenue

Pour le chargé de projet Sébastien St-Onge, l'étude... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Pour le chargé de projet Sébastien St-Onge, l'étude «Limoilou, un territoire aux visages multiples» doit  devenir une référence pour les élus, les conseils de quartier et les commerçants du secteur.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) On parle beaucoup de Limoilou pour l'effervescence de la 3e Avenue, ses destinations de foodies et ses nouveaux commerces branchés. Mais Limoilou, c'est aussi trois secteurs très différents où les enjeux de logement, de pauvreté et de sécurité alimentaire inquiètent encore, révèle une étude menée auprès des citoyens. Regard sur une «photographie» de Limoilou prise par les Limoulois eux-mêmes.

«Limoilou est plus diversifié qu'on le croit», soutient Sébastien St-Onge, géographe et chargé de projet pour une vaste consultation de l'Approche territoriale intégrée (ATI) Limoilou chapeautée par la Corporation de développement économique communautaire de Québec (CDEC). 

Publiée en ligne jeudi, l'étude «Limoilou, un territoire aux visages multiples», dont Le Soleil a obtenu copie, donne la parole aux citoyens. Ne cherchez pas les statistiques dans ce document. La démarche ici est qualitative plutôt que quantitative. 

Le document de 47 pages est le résultat de consultations auprès de 140 citoyens, dont 38 % se perçoivent comme vivant en situation de pauvreté ou d'exclusion sociale. 

Des questions discutées, la mixité sociale à l'heure où Limoilou devient un quartier de plus en plus recherché. Alors que la population «en général» perçoit la présence de personnes en situation de pauvreté comme une «force» du quartier qui doit être préservée comme richesse, les participants considérés plus pauvres parlent de «riches» et disent ressentir la pression sociale et économique qui se traduit par des logements plus chers et une nouvelle offre alimentaire plus pointue qui ne les concerne pas.

Fait intéressant sur le plan du logement alors que les gens en situation de pauvreté vivant dans un logement social ont tendance à se considérer comme moins pauvres.

Sans faire de recommandation - «Nous ne sommes pas un lobby», dit-il -, Sébastien St-Onge note que les logements sociaux ont un impact majeur dans la perception de la pauvreté. «Le logement social, ça aide parce que c'est moins cher, mais le logement social permet aussi un tissu social. Ça fait des communautés d'entraide à laquelle les gens se réfèrent», explique-t-il.

Au fil des discussions, un thème récurrent est aussi apparu, celui des communications. Plusieurs citoyens ont dit se sentir mal informés des activités de la ville, souvent relégués seulement sur Internet. Ils se sentent aussi parfois loin de certains dossiers comme les récents cas de poussière rouge dans le port. «L'enjeu de communication n'était pas un thème comme tel, mais on s'est rendu compte qu'il était présent dans tous les thèmes», explique M. St-Onge.

Ce point a particulièrement intéressé des élus municipaux qui ont aussi été consultés au cours de l'exercice. Et M. St-Onge annonce qu'un autre document faisant état de consultations plus poussées à partir de certaines questions des élus et d'organismes sera dévoilé plus tard ce mois-ci. 

L'étude de l'ATI Limoilou se distingue aussi, car elle a exploré les trois quartiers distincts de Limoilou. Au-delà du Vieux-Limoilou, on trouve aussi les quartiers Maizerets et Lairet. Dans les trois cas, une tendance forte émerge : malgré des défis, les répondants se sont dits attachés à leur quartier. Ils en apprécient la verdure, la diversité amenée par l'immigration, les lieux de rencontre et la présence d'organismes communautaires. «Les gens le disent, ils adorent leur quartier et c'est ce qui fait qu'ils ont parfois une vision plus critique», analyse M. St-Onge.

Un portrait pour qui? 

Pour Sébastien St-Onge, ce portrait, cette «photo de Limoilou en 2015» doit maintenant voler de ses propres ailes et devenir une référence pour les élus, les conseils de quartier, les organismes et les commerçants du secteur. «On veut que ce petit bouquin-là marche tout seul», illustre-t-il. «On montre des réalités qui sont moins visibles. C'est un peu notre job, ça.»

Le rapport complet est disponible au http://cdecdequebec.qc.ca/nouvelles/limoilou-un-territoire-aux-visages-multiples/

Quelques forces et défis de Limoilou

FORCES 

  • Organismes utiles et présents en grand nombre
  • Transport en commun facile d'accès 
DÉFIS

  • Plus de logements abordables
  • Pouvoir d'influence sur les décisions du quartier
  • Avoir accès à des emplois diversifiés et de qualité
  • Rendre les communications plus accessibles
  • Renforcer l'accès à l'alimentation
 

Source : Étude «Limoilou, un territoire aux visages multiples» (CDEC/ATI Limoilou). Cent quarante citoyens ont été consultés.

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