Mairie de Saint-Augustin: l'économie au centre du premier débat

Jean-François Dufour (deuxième à partir de la gauche)... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

Jean-François Dufour (deuxième à partir de la gauche) a été la cible des attaques les plus virulentes de la part des autres candidats, Sylvie Asselin, Éric Dussault et Sylvain Juneau.

Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Dans un débat à saveur économique, les quatre candidats à la mairie de Saint-Augustin se sont entendus pour mettre un terme à la politique de la chaise vide au conseil d'agglomération de Québec. Jean-François Dufour n'est toutefois pas l'homme de la situation, croient ses adversaires, qui l'étiquettent à l'administration Corriveau.

Ce premier et seul débat de la campagne électorale s'est enfin tenu sur les ondes de la station de radio ICI Radio-Canada Première, mardi après-midi, après des jours de débat sur le débat.

Directeur de campagne pour l'ex-maire Marcel Corriveau en 2013, Jean-François Dufour a été la cible des attaques les plus virulentes. «Il ne faut pas envoyer quelqu'un d'identifié à la vieille façon de faire. Ces gens-là sont brûlés», a décoché l'ingénieur et ex-candidat à la mairie en 2013, Sylvain Juneau. «Vous nous dites [M. Dufour] que vous allez avoir de la bonne volonté. Ils [les représentants de l'agglomération] n'auront pas confiance en ce que vous annoncez.»

Jean-François Dufour a rétorqué qu'il espérait «rétablir des ponts» avec la Ville de Québec, sans pour autant accepter la dynamique actuelle où, dit-il, la capitale facture l'agglomération pour des dépenses qui ne concernent pas Saint-Augustin.  

M. Dufour assure qu'il ne représente en rien la continuité, soulignant son engagement à assister aux séances  du conseil et à collaborer, tant que toutes les parties sont de bonne foi. 

Sur le plan économique, le nerf de la guerre à Saint-Augustin, tout le monde s'accorde pour dire qu'il faut un plan de redressement. Tous n'ont toutefois pas la même vision des choses. 

Gel de taxes

Sur le compte de taxes, les candidats sont conscients du choc qu'a subi la population en décembre dernier, soit une vertigineuse hausse de 25 %. À ce sujet, Sylvain Juneau s'est engagé à imposer un gel de taxes lors de la prochaine année fiscale, moyennant une réduction des dépenses pour compenser. Une promesse jugée farfelue par ses adversaires. 

Sylvie Asselin, qui se présente comme la candidate de la «transparence et de la vérité», même celle qui fait mal, appréhende une nouvelle hausse de taxes en 2016, ne serait-ce qu'en s'appuyant sur l'augmentation constante des dépenses d'agglomération.

Elle ne peut toutefois la chiffrer, n'ayant pas les états financiers ni un rapport détenu par l'administration actuelle. «Ils ont les chiffres», a-t-elle déploré. «S'ils ne veulent pas le dire, c'est que ça doit être assez élevé», a-t-elle ensuite avancé. Mme Asselin veut s'attaquer directement à la dette de la municipalité, évaluée à 116 millions $.  

Plus effacé lors du débat, l'homme d'affaires Éric Dussault a lui aussi affirmé qu'un gel de taxes était utopique. «J'aimerais vous dire que je veux un gel de taxes», a-t-il laissé tomber, avant d'admettre que la municipalité ne pouvait pas se le permettre.

Ce dernier a vanté son expérience d'entrepreneur et en gestion. Il entend lui aussi faire le ménage dans les dépenses superflues, notamment dans le budget des loisirs de Saint-Augustin, qui atteint 29 % de ses dépenses. «C'est presque le double des autres municipalités», a-t-il comparé, avant de plaider pour un ménage à la voirie.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer