Grottes de Courville: la valeur des maisons au coeur des inquiétudes

Selon la conseillère Julie Lemieux, les affaissements de... (Photothèque Le Soleil)

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Selon la conseillère Julie Lemieux, les affaissements de sol sur la rue Brideau étaient dus à du mauvais remplissage et non pas à la présence de grottes souterraines.

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(Québec) Malgré une étude rigoureuse présentée en assemblée publique sur les grottes de Courville mercredi soir, des représentants de la Ville de Québec et de l'INRS n'ont pas pu fournir de réponses concrètes aux citoyens venus nombreux en savoir plus sur la solidité des sols dans leur voisinage. Et, surtout, sur la valeur de leur maison.

Les gens de Beauport sont ressortis informés de l'état des grottes et des efforts de la Ville de Québec qui, depuis la formation d'un immense trou sur la rue Brideau, aura investi d'ici 2017 près de 2,5 millions $ dans la connaissance de ce phénomène. 

Or, d'autres études seront nécessaires. Pour l'instant, il n'est pas possible d'être aussi précis quant à l'impact sur leur résidence, se sont fait répondre les citoyens inquiets lors de l'assemblée qui s'est terminée vers 22h.

«Ma maison est à vendre, j'ai perdu des ventes parce que ça fait peur aux gens», a témoigné au micro Valérie Pichette devant un centre Monseigneur-de-Laval rempli de plus de 300 citoyens.

Un agent immobilier a souligné que seulement 5 % du secteur de Courville est situé sur la grotte. Or, le simple nom de Courville effarouche les acheteurs potentiels, a-t-il déploré. Il a suggéré que la Ville délivre des certificats pour garantir qu'il n'y a aucun danger.

Ces grottes millénaires dans le sous-sol beauportois sont connues depuis longtemps. Une grande quantité d'eau de la rivière Montmorency y circule avant d'atteindre la chute de la Dame blanche, située à l'ouest de la chute Montmorency.

Mais les grottes sont venues hanter les esprits depuis le printemps 2013 alors qu'un affaissement des sols a provoqué un trou de deux mètres de diamètre dans le stationnement du 73, rue Brideau. La Ville de Québec avait fait évacuer une soixantaine de locataires de deux édifices à logements situés sur cette rue et sa voisine, la rue Xavier-Giroux. Depuis, la Ville a pris des mesures, notamment en commandant à l'INRS une vaste étude du secteur connu pour ses grottes, au coût de 258 000 $.

«Notre étude, c'était de trouver des méthodes pour pouvoir mieux cartographier ces grottes. Alors spécifiquement, on ne peut pas répondre aux gens si leur maison est là ou pas là», a expliqué Richard Martel, chercheur en hydrogéologie à l'INRS et principal auteur de l'étude. «On n'a pas la réponse maintenant, mais c'est ce qu'on aimerait dans les prochaines années», a-t-il indiqué. Un autre mandat de 275 000 $ sera confié à l'INRS et à des spéléologues cette année.

Différent des trous

La rencontre d'information très courue avait commencé par un mot de la conseillère du district Chute-Montmorency-Seigneuriale, Julie Lemieux, qui a insisté sur la nécessité de faire la différence entre affaissement de sols de la rue Brideau en 2013 et la présence de grottes. «La rue Brideau, c'était dû à du remplissage de mauvaise qualité. C'est un événement très différent des grottes millénaires dans le secteur Courville», a-t-elle assuré.

À la question d'un citoyen inquiet pour la valeur de sa résidence sans véritable certificat prouvant que les grottes ne créent pas de danger, Mme Lemieux a répondu que la Ville de Québec tâchera de bien communiquer pour «rassurer les acheteurs».

Quant aux propriétaires actuels, elle les invite à se rendre à leur bureau d'arrondissement pour traiter du «cas par cas».

En fin de soirée, le nombre de questions sur la valeur des maisons était tel que Valérie Brindle de la division du résidentiel du Service de l'évaluation a été invitée à monter sur scène pour un exposé imprévu. Elle a souhaité mettre les choses en perspective en expliquant que la baisse de vente de maisons était observable partout dans l'arrondissement. «Je comprends vos questions, mais je ne peux pas répondre en général. La synthèse est qu'il y a une baisse dans la région de Québec», a-t-elle dit.

Les investissements sur les grottes se poursuivront l'an prochain alors que la Ville de Québec injectera 800 000 $ pour la réalisation d'une digue qui visera à réduire le débit de la rivière Montmorency.

Investissements à venir

2015

  • 68 640 $ Campagne de forage pour valider les informations fournies par l'INRS 
  • 275 000 $ Mandat complémentaire à l'INRS pour abaisser temporairement le niveau de la rivière et permettre l'investigation des grottes (août)

2016

  • 300 000 $ de mandats pour des suivis
  • 800 000 $ pour la réalisation d'une digue

2017

  • 275 000 $ de mandats pour des suivis

Source : Ville de Québec

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