Shoiry se défend de n'en avoir que pour Sillery

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Paul Shoiry, chef de l'opposition et conseiller du district Saint-Louis-Sillery, lors du conseil municipal de mardi soir

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) «Pour le chef de l'opposition, à part Sillery, il n'y a pas grand-chose.» Le maire Régis Labeaume a accusé Paul Shoiry mardi soir de n'en avoir que pour son district et de négliger les autres secteurs de la ville de Québec. «Complètement faux», réplique M. Shoiry. Il assure parler rarement de Sillery et accuse le maire de vouloir «détourner l'attention».

La prise de bec a commencé lorsque M. Shoiry, chef de l'opposition et conseiller du district Saint-Louis-Sillery, a utilisé son temps de parole au conseil municipal pour aborder la question du programme particulier d'urbanisme (PPU) pour Sillery récemment présenté par l'administration Labeaume. M. Shoiry critique le plan de la Ville qui permet la construction de 800 condos sur 10 % des terres patrimoniales des communautés religieuses le long du fleuve.

Excédé, M. Labeaume a accusé M. Shoiry de ne parler que de Sillery. «Dans les conseils, on passe la veillée à parler de Sillery comme si le reste de la ville n'existait pas. Je dirais au chef de l'opposition qu'il faudrait qu'il commence à se préoccuper de ce qui se passe ailleurs en ville au lieu de consolider son vote dans Sillery», a-t-il vertement accusé.

Piqué au vif, Paul Shoiry n'a pas tardé à répliquer lorsque invité par Le Soleil à commenter. 

Liste de ses sujets d'intervention au conseil en main, il a montré n'avoir utilisé son temps de parole qu'une seule fois pour aborder un sujet lié directement à Sillery en 29 conseils municipaux depuis son élection en novembre 2013.

«C'est la première fois que je parle de Sillery parce que c'est le PPU, s'est-il défendu. Le maire ne sait pas de quoi il parle. Il veut détourner l'attention. Le PPU de Sillery, c'est un dossier national, c'est le premier des 12 sites patrimoniaux au Québec», a-t-il indiqué, estimant qu'il ne s'agissait pas d'un dossier touchant exclusivement Sillery, qu'il a dirigée de 1994 jusqu'à la fusion de 2001.

Les interventions de M. Shoiry ont en effet porté par le passé sur divers sujets comme les régimes de retraite, la politique de l'arbre, le pacte fiscal, ExpoCité, le coffre-fort virtuel, le Concorde ou encore le plan de mobilité durable. «J'invite le maire a réécouter les séances du conseil», a défié l'élu de Démocratie Québec.

Il a toutefois souvent été question de l'aréna Jacques-Côté, situé à Sillery. «J'ai parlé des trois arénas qui allaient être démolis, en plus du Colisée», s'est défendu M. Shoiry au Soleil.

Le chef de l'opposition a aussi régulièrement parlé de densification et d'aménagement du territoire, ce qui a souvent touché Sillery, mais ce secteur n'était pas le sujet direct de son intervention.

M. Shoiry reconnaît que plusieurs citoyens ces derniers temps se sont présentés au micro pour parler des dossiers de Sillery, comme l'aréna Jacques-Côté ou les terres patrimoniales. «Le maire demande toujours si ce sont mes amis. Il en fait une phobie», a lancé M. Shoiry.

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