Des micropuces pour tous les chats de Québec?

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(Québec) La Ville de Québec est encore «en réflexion» quant à la façon dont elle gérera sa population animale dans le futur. Alors qu'on cherche à réduire le nombre de chats errants sur le territoire, Patrick Voyer, conseiller municipal responsable du dossier, ne ferme pas la porte à ce que tous les chats de la capitale portent une médaille ou une micropuce.

«Tout est possible. Qu'on parle de médaille obligatoire pour les chats ou de micropuçage, on réfléchit à tout», indique M. Voyer. Une micropuce, c'est une puce électronique, de la taille d'un grain de riz, qui est insérée sous la peau de l'animal. Si un chat s'égare, on n'a qu'à le scanner pour savoir à qui il appartient et contacter son maître. La SPA de Québec offre déjà ce service aux propriétaires de minous sur une base volontaire, au coût de 45 $. 

Parmi les autres avenues explorées, la Ville songe à rendre obligatoire la stérilisation des chats et des chiens. «Mais encore là, on évalue à 100000 le nombre d'animaux domestiques sur le territoire de la Ville. Quelle est la faisabilité d'une telle mesure? Est-ce que ça aura un effet à la hausse sur le prix d'une stérilisation? Et qu'est-ce qu'on fait avec les gens à faible revenu qui ont des animaux?», se demande M.Voyer. 

Toutes ces questions font partie d'un vaste chantier qui est en cours depuis le mois de décembre, alors que la Ville de Québec et la SPA de Québec ont cessé d'être partenaires. C'est Contrôle d'animaux domestiques (CAD), le sous-traitant de la Ville de Lévis, qui s'occupe des animaux errants de la ville de Québec, jusqu'à ce que celle-ci ait trouvé une solution de rechange. 

Patrick Voyer était confiant il y a quelques mois d'arriver avec un nouveau règlement animalier pour le début de l'été. Mais ça pourrait tarder.

«On travaille fort là-dessus. Mais tant qu'à faire le processus, si on prend un mois ou deux de plus, c'est pas grave», dit-il. 

Sur un sujet aussi délicat et sensible que les animaux domestiques, le conseiller ne veut pas créer de levée de boucliers. «Je veux pas qu'on ait à reculer. Il faut se le dire, avec les vidanges, il y a eu des ratés, alors on veut pas recommencer sur un autre dossier», exprime-t-il. 

Pour l'heure, seuls les propriétaires de chiens ont besoin d'enregistrer leur bête en achetant une licence à la Ville de Québec, qui estime que seulement 50% de ses citoyens respectent le règlement.

Plusieurs applications à l'étude

Même si CAD travaille déjà avec quelques fonctionnalités de la nouvelle application Yük, Patrick Voyer soutient qu'elle n'est pas nécessairement privilégiée par la Ville de Québec. «Oui, ils nous l'ont présentée, mais il y a plusieurs applications comme ça qui existent sur le marché. C'est intéressant, mais on regarde vraiment tout ce qui se fait», explique-t-il. 

Par exemple, la Ville pourrait développer un logiciel à l'interne pour le paiement des licences et les statistiques de recensement, tout comme elle pourrait procéder à un appel d'offres et acheter une application déjà existante. 

À la Ville de Lévis, on nous informe que le contrat de CAD vient à échéance le 31 décembre 2015 et que d'ici là, la Ville n'a pas l'intention d'y apporter de modification. «On est au courant que ça existe [Yük], mais on va évaluer nos besoins. On ne dit pas non, mais ça va vraiment dépendre des coûts», indique Lyse Routhier, coordonnatrice à l'information pour la Ville.

L'exemple de Calgary

En faisant des recherches sur la gestion animalière, Patrick Voyer a été séduit par l'exemple de Calgary. «C'est un peu ma référence, parce qu'ils ont la totale, quelque chose de vraiment complet», soutient le conseiller. Dans la métropole albertaine, la stérilisation des animaux domestiques n'est pas obligatoire, mais fortement recommandée. À partir de l'âge de trois mois, tous les chiens et les chats doivent porter une médaille, qui est en fait une licence payable à la Ville, qui coûte 37 $ (chiens) ou 17 $ (chats) par année s'ils sont stérilisés. S'ils ne le sont pas, les maîtres doivent payer 60 $ (chiens) ou 35 $ (chats). La Ville a aussi développé à l'interne un logiciel d'identification des animaux avec photos, question de faciliter leur adoption.

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