Lévis se donne un plan pour accélérer son développement

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Chaque année, environ 850 unités d'habitation poussent sur le territoire lévisien. Le maire Gilles Lehouillier veut maintenant offrir le double d'espace aux promoteurs, question de freiner la flambée des prix des terrains.

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(Québec) D'ici 10 ans, Lévis souhaite voir apparaître 25 000 nouvelles portes sur son territoire. S'étant développée à un rythme effréné ces dernières années, la Ville n'a pas l'intention de ralentir, au contraire. On se donne plutôt un plan pour augmenter la cadence, mais de façon ordonnée.

«Oui, on veut développer notre ville, mais c'est important de comprendre aussi que ça ne se fera pas au détriment de la qualité de vie», a souligné le maire Gilles Lehouillier, lors d'une conférence de presse à l'hôtel de ville, où de nombreux tableaux et des dizaines de chiffres ont été présentés vendredi.

Depuis qu'il est arrivé en poste, il y a un an et demi, c'est la première fois que le maire présente sa vision complète du développement de Lévis.

D'abord, le «terrain de jeu» des promoteurs est assez grand dans le territoire déjà urbanisé. Pas question d'empiéter sur le territoire agricole.

Un peu comme la Ville de Québec, Lévis souhaite se développer en hauteur dans l'avenir, en maximisant la densité urbaine, surtout le long du parcours du futur service rapide par bus.

On veut faire compétition à la Rive-Nord? «Non, on agit plutôt en complémentarité. Ensemble, on est en train de devenir un lieu d'accueil, un lieu d'excellence, parce qu'il y a une parfaite harmonie», prétend le maire Lehouillier, qui adore travailler en équipe avec son homologue de Québec, le maire Régis Labeaume.

Fracasser les 160 000 habitants

Avec ses 143 000 habitants, Lévis est la huitième ville en importance au Québec. D'ici 10 ans, on prévoit qu'elle atteindra 160 000 habitants, un plafond que l'on veut «fracasser», lance M. Lehouillier. Lévis pourrait, par exemple, devenir plus peuplée que les villes de Saguenay ou de Sherbrooke.

Un tel développement ne fait pas peur au maire, parce que pour la première fois de son existence de ville fusionnée, Lévis s'est dotée d'un plan d'ensemble, d'une «vision d'avenir».

«Quand je suis arrivé comme maire, on n'avait pas une planification comme les grandes villes», indique le maire Lehouillier, si bien que lorsqu'on arrivait pour développer un secteur, on n'avait pas prévu de budget pour faire les réseaux d'aqueduc et d'égouts.

Ce nouveau schéma d'aménagement révisé devra être approuvé par le ministère des Affaires municipales. La population aura aussi son mot à dire. Des consultations publiques sont prévues en novembre prochain. Si tout roule comme l'administration municipale le souhaite, son entrée en vigueur aura lieu en mars 2016.

Gilles Lehouillier... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 2.0

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Gilles Lehouillier

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

La vision du maire Lehouillier sur...

Le résidentiel

Chaque année, environ 850 unités d'habitation poussent sur le territoire lévisien. Le maire veut maintenant offrir le double d'espace aux promoteurs, question de freiner la flambée des prix des terrains. «On veut rester accessibles pour les jeunes familles», soutient M. Lehouillier. On construira en hauteur près des deux grands pôles urbains : Saint-Romuald et le centre-ville de Lévis, de même que sur le long du boulevard Guillaume-Couture, où la mixité commerciale et résidentielle sera à l'honneur. La maison unifamiliale, «c'est fini» dans ces secteurs-là. Les quartiers de Saint-Étienne et de Breakyville, par exemple, pourront continuer à en accueillir.

L'industriel

Lévis compte 15 parcs industriels, mais ils sont presque tous remplis à pleine capacité. Comme elle est à court de terrains et que «l'industriel, c'est ce qui est le plus rentable pour une ville», le maire Lehouillier prévoit investir 15 millions $ sur cinq ans pour acquérir et aménager de nouveaux terrains. On mise surtout sur les parcs industriels situés aux extrémités est et ouest de la ville. Bernières (Saint-Étienne), où 50 millions $ de projets seraient en latence, et Lauzon, pour la dureté de son sol, qui peut facilement accueillir des industries lourdes.

La qualité de vie

Nouveau complexe aquatique dans Saint-Nicolas (promis depuis longtemps), nouvel aréna près de la route Kennedy à Lévis, la Ville de Lévis veut s'assurer d'offrir une qualité de vie à ses futurs citoyens. Lévis a réservé également plusieurs espaces verts sur son territoire, dont 10 parcs urbains (Pointe-de-la-Martinière, Grande Plée bleue, parc régional de la Rivière-Etchemin). Le maire, un cycliste chevronné, cherche également à relier les pistes cyclables de la ville entre elles, question de faciliter la vie des touristes et des résidents.

Le transport

Le maire Lehouillier veut travailler à la fois sur l'amélioration du réseau routier et sur le transport en commun. En partenariat avec Québec, on promet de tout faire pour que le service rapide par bus atterrisse à Lévis avant 10 ans. On compte aussi sur la réfection des échangeurs des routes Lagueux et Kennedy, de même que sur le viaduc de Saint-Rédempteur pour améliorer la fluidité sur l'autoroute 20. «Ça prend 45 minutes juste sortir de Saint-Rédempteur», lance le maire Lehouillier, qui ne nie pas les problèmes de congestion.

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