Île d'Orléans: les pro-fusion reviennent à la charge

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Le groupe Une île, une vision a commandé un sondage pour prendre le pouls de la population quant à une éventuelle fusion des six municipalités qui forment l'île d'Orléans.

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(Québec) L'idée de fusionner les six municipalités de l'île d'Orléans est souvent revenue ces dernières années. Mais cette volonté est-elle vraiment partagée par les habitants de l'île? Le mouvement Une île, une vision veut en avoir le coeur net et a lancé un sondage sur la question. Mais la route vers une potentielle fusion risque d'être longue pour convaincre les élus locaux et se rendre jusqu'au ministère des Affaires municipales.

«Il faut que les citoyens fassent pression auprès des conseils municipaux. Si on a une demande, ce sera analysé. Mais pour l'instant, on n'a pas de demande», a indiqué la porte-parole du Ministère, Émilie Lord.

Même son de cloche du côté du cabinet du ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau.

«Il faut que ça vienne d'un règlement adopté par les élus des conseils municipaux dans lequel ils demandent le regroupement des municipalités», a indiqué l'attachée de presse de M. Moreau, Catherine Poulin. Et selon la loi, un ministre ne peut pas lancer de fusion de son propre chef, a-t-elle précisé.

Les six municipalités et la MRC de L'Île-d'Orléans comptent 42 élus pour un territoire de 7000 âmes. C'est un élu pour 166 citoyens. Le plus haut taux au Québec, dénonce le regroupement citoyen lancé en 2013 quelques mois avant les dernières élections municipales. 

Le porte-parole du groupe Une île, une vision, Jacques Paradis, sait bien que l'idée de fusion ne pourrait pas se rendre directement au Ministère ou sur le bureau du ministre. Il faudra convaincre les élus locaux qui, présentement, tiennent à l'autonomie de leur municipalité.

Sondage

Mais connaître le pouls de la population est un premier pas, dit-il. «Il n'y a jamais eu dans les six municipalités un sondage pour connaître l'opinion des gens», a affirmé M. Paradis à propos du coup de sonde lancé jeudi dernier. Il croit qu'une volonté pro-fusion est plus répandue qu'on pourrait le croire. «On veut aussi en profiter pour sonder plus large et établir un portrait sociodémographique», a-t-il ajouté.

M. Paradis, président du Domaine Orléans et qui habite l'île d'Orléans depuis plus de 30 ans, explique que Une île, une vision a amassé 10 000 $ pour financer ce sondage téléphonique et Internet confié à la firme Axiome marketing. Le groupe espère au moins 500 répondants.

Après quoi, il s'engage à rendre les résultats publics et à inciter les élus municipaux à se pencher sur l'idée de la fusion si les résidents de l'île se prononçaient en ce sens.

Étude de faisabilité

Les municipalités devraient alors faire la demande au ministère des Affaires municipales pour une «aide et de l'accompagnement» à la réalisation d'une étude de faisabilité pour une fusion. 

Avec le sondage en guise de premier pas, Une île, une vision demande donc une forme «de mandat de négocier», a illustré M. Paradis en citant la question référendaire de 1980. «C'est une étape pour aller plus loin et on le fait démocratiquement.»

Le questionnaire, a poursuivi M. Paradis, vise dans un premier temps à savoir si les gens souhaitent plus d'information sur les avantages potentiels d'une fusion, tant sur le plan de la gouvernance que sur le plan économique, voire identitaire.

Il doute que les personnes sondées ne souhaitent pas en savoir plus. «Ce serait étonnant», a-t-il dit.

Aux élections municipales du 3 novembre 2013, Une île, une vision avait présenté 12 candidats pro-fusion dans trois des six municipalités. Ils n'étaient toutefois pas officiellement réunis sous forme de parti politique puisque les partis ne sont possibles que dans les municipalités de 5000 personnes et plus. Du lot, seule Nathalie Vézina avait accédé au conseil de Saint-Pierre où elle a été élue sans opposition.

Portrait

Les municipalités de l'île d'Orléans avaient échappé à la vague de fusions pilotée par la ministre péquiste Louise Harel en 2000. On avait alors évoqué des raisons «de spécificité». L'idée de fusionner l'île avec Québec a aussi déjà été évoquée, mais les six maires de l'île, opposés à la fusion, avaient plaidé leur cause devant le ministère des Affaires municipales.

municipalités

Saint-Pierre

Saint-Laurent

Sainte-Pétronille

Saint-Jean

Saint-François

Sainte-Famille

1 MRC

42 élus

7000 habitants soit une moyenne de 1 élu par 166 habitants, le plus haut taux au Québec

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