Le chef Marcoux réintégré chez les pompiers de Québec

Près de trois ans après sa destitution, Charles... (Photothèque Le Soleil)

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Près de trois ans après sa destitution, Charles Marcoux reprendra son poste au service des incendies de la Ville de Québec.

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(Québec) Après des années de démêlés avec la Ville de Québec, le pompier Charles Marcoux réintègre son poste de chef de peloton au Service de protection contre l'incendie.

Il s'agit donc de la conclusion d'un dossier remontant à trois ans alors que le 2 mai 2012, les chefs de peloton Charles Marcoux et Réjean Martel, deux pompiers de 25 ans d'expérience, avaient été relevés de leurs fonctions et mutés au Service de police. 

La Ville de Québec reprochait alors à Charles Marcoux une résistance à «adhérer à la réorganisation» du Service des incendies. Les faits reprochés touchaient notamment le sauvetage en motoneige par des pompiers d'une dame dont l'automobile s'était enlisée en janvier 2012. Une différence de vue quant à l'intervention entre M.Marcoux et le directeur adjoint aux affaires stratégiques et administratives, Robert Laperle, aurait été à l'origine de la destitution.

M. Marcoux avait contesté sa mutation devant la Commission des relations de travail (CRT).  Le juge Raymond Gagnon lui a donné raison en août 2014 dans une décision de 119 pages qui écorchait plusieurs hauts fonctionnaires de la Ville. La Ville de Québec avait alors interjeté appel.

Or, voilà que les deux parties se sont finalement entendues. «M.Marcoux a manifesté le désir de réintégrer son poste. Les deux parties ont discuté et se sont entendues», a expliqué le porte-parole de la Ville de Québec, David O'Brien. Les modalités de l'entente sont «confidentielles», a-t-il ajouté.

«bonne nouvelle»,

dit le syndicat

La nouvelle du retour de Charles Marcoux comme chef de peloton a été bien accueillie par le président du syndicat des pompiers, Éric Gosselin. «On est contents, on n'avait pas de problème avec M.Marcoux, un pompier de longue date. C'est une bonne nouvelle», a-t-il commenté au Soleil.

M. Gosselin voit dans ce retour un indice du climat positif qui règne dans les casernes depuis l'entrée en poste du nouveau directeur, Christian Paradis.

Les relations particulièrement tendues entre l'administration Labeaume et les pompiers se sont aussi calmées depuis le règlement en arbitrage en octobre de leur convention collective pour les années 2007 à 2009. Les pompiers étaient sans contrat de travail depuis la fin de 2006. Les négociations pour régler les années 2009 à aujourd'hui ou, dans l'idéal, jusqu'en 2018, se passent bien, selon M. Gosselin.

«Les négociations se déroulent bien, avec notre participation et à un bon rythme», a dit le chef syndical qui, même s'il se réjouit, dit demeurer vigilant. 

«On a un certain sentiment de prudence, beaucoup de choses sont encore en suspens. On se garde une certaine réserve, mais on est en train d'établir un climat intéressant.»

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