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Le chantier du siège social de la CSST menacé

Une grosse surprise attendait les travailleurs sur le... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Une grosse surprise attendait les travailleurs sur le chantier du siège social de la CSST, à Québec : la fondation, sur laquelle on veut reconstruire, est fissurée. L'immense dalle de béton qui constitue la base de la bâtisse est soutenue par quelque 180 pieux, aussi en béton, qui s'enfoncent dans le sol.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Le vaste chantier de 130 millions $ au siège social de la CSST de la rue Bourdages, à Québec, est menacé, a appris Le Soleil. Les principaux travaux sont suspendus jusqu'à nouvel ordre.

Le projet est considérable. Depuis septembre, les ouvriers sont à l'oeuvre : démolition de deux ailes, désamiantage et curetage de presque tout le bâtiment construit en 1970. Ce sont des corvées «préparatoires» avant la rénovation et l'agrandissement de l'édifice qui s'étireront jusqu'à la fin 2017.

À l'échéance, l'immeuble rajeuni doit accueillir quelque 1700 employés de la Commission de la santé et de la sécurité du travail. C'est presque deux fois plus de travailleurs qu'à l'heure actuelle; les centaines de fonctionnaires dispersés dans des immeubles en location doivent être rapatriés à la maison mère.

Mais le scénario est chamboulé, confirme au Soleil la porte-parole Hélène Simard. On a eu une grosse surprise : la fondation, sur laquelle on veut reconstruire, est fissurée. L'immense dalle de béton qui constitue la base de la bâtisse est soutenue par quelque 180 pieux, aussi en béton, qui s'enfoncent dans le sol. Ce sont les têtes de ces pieux qui sont dégradées. On ne sait pas pourquoi.

«On a fait ni une ni deux.» Une firme spécialisée a été appelée. Et à la suite des analyses préliminaires, on a mis le projet sur pause le temps qu'une investigation beaucoup plus poussée soit réalisée. «On est en attente de ces résultats-là avant d'arrêter nos décisions pour la suite des choses.»

Le millier de fonctionnaires qui travaillent au siège social sont-ils en danger? «On nous a confirmé [...] que le bâtiment est sécuritaire pour l'usage actuel qui en est fait.»

N'empêche : «C'est certain qu'on est confronté à un défi technique "important". [...] Il y a un défi technique "majeur".» Assez pour qu'on ait décidé de mettre le holà sur les dépenses. «La démolition, le désamiantage, ça, c'est arrêté.» Même la conception des plans finaux pour l'agrandissement a été interrompue.

La facture initiale de 130 millions $ va-t-elle exploser? Hélène Simard ne s'avance pas. «Personne ne peut le dire.» On attend les résultats de l'expertise commandée. «Pour l'instant, l'échéancier, le budget, demeurent les mêmes. Il n'y a rien qui est changé à ce moment-ci. [...] Il faut vraiment attendre les résultats de ces analyses pour savoir s'il y aura incidence ou non sur la suite des choses.»

«Ralentissement» des travaux

Et la CSST répète à de nombreuses reprises que des travaux se poursuivent quand même. Lesquels? On bosse toujours sur un débarcadère. Un «important» débarcadère, affirme-t-on. «Donc, vous ne pouvez pas dire que le chantier est sur la glace. Mais, oui, il y a un ralentissement de certains travaux.»

Mais, Mme Simard, les travaux essentiels à la poursuite du projet d'agrandissement sont arrêtés, non? «En effet, il y a des activités qui ont été mises au ralenti, même suspendues, notamment les activités en lien avec la conception finale du projet. Présentement, on concentre les travaux sur la construction du débarcadère dans l'attente des résultats des analyses en cours. Ça, c'est clair, c'est effectivement la situation.»

Malgré tout, Hélène Simard est catégorique : «À ce moment-ci, le projet n'est aucunement remis en question.» Sans les conclusions des experts, attendues début juin, il serait prématuré de statuer. «Heureusement, on a vu cette situation-là au moment de la phase préparatoire, ce qui nous permettra, s'il le faut, de s'ajuster.»

La CSST espère économiser en réalisant les travaux de 130 millions $. Notamment en éliminant les loyers à payer dans des immeubles privés où sont logés des centaines de fonctionnaires. Aussi en améliorant l'isolation, ce qui diminuerait les factures de chauffage et de climatisation.

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