France Hamel ne sera pas candidate à la mairie de Saint-Augustin

France Hamel, la femme de confiance de l'ex-maire... (Le Soleil, Yan Doublet)

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France Hamel, la femme de confiance de l'ex-maire Marcel Corriveau, choisit plutôt de rester conseillère au moins jusqu'à la fin de son mandat en 2017.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) L'actuelle mairesse suppléante de Saint-Augustin, France Hamel, ne sera pas candidate à la mairie pour l'élection partielle du 7 juin. La femme de confiance de l'ex-maire Marcel Corriveau choisit plutôt de rester conseillère au moins jusqu'à la fin de son mandat en 2017 dans un contexte particulièrement difficile pour les finances de la municipalité.

«Je veux retrouver mon rôle de conseillère municipale et faire avancer des dossiers qui me tiennent à coeur», a confié en entrevue au Soleil mercredi matin l'ancienne députée libérale qui avait fait un retour en politique municipale en 2013 à l'invitation de son ami Marcel Corriveau. Ce dernier a démissionné de la mairie en mars pour des raisons de santé.

Mme Hamel avait donc officiellement été désignée comme mairesse d'ici l'élection partielle qui se tiendra le 7 juin.

Décision «personnelle»

La tentation de devenir mairesse pour de bon était forte et la réflexion a été profonde, a dit Mme Hamel, rencontrée dans son bureau de l'hôtel de ville se Saint-Augustin-de-Desmaures.

«Mais c'est une décision vraiment personnelle. Une décision de couple et de famille», a expliqué la femme de 63 ans, quatre fois grand-mère et qui était à la retraite lorsque Marcel Corriveau l'a convaincue de se porter candidate en 2013.

L'ancien maire la voyait toute indiquée notamment pour composer avec l'épineux dossier de l'agglomération de Québec. Saint-Augustin blâme la Ville de Québec pour la hausse de la quote-part qui représente en 2015 25 millions $, soit 55 % du budget de la municipalité.

Devant une dette et une facture qui explosent, Saint-Augustin a été contrainte d'augmenter les taxes de ses citoyens de 25 %, ce qui a suscité grogne et questionnements de certains résidents. La Ville travaille maintenant avec le ministère des Affaires municipales pour revoir le fonctionnement de l'agglo, réviser ses dépenses de proximité pour éviter une autre hausse de taxes en 2016.

Ce dossier, France Hamel veut continuer à le suivre comme conseillère et non comme mairesse. Et elle a réitéré hier sa confiance envers le ministre Pierre Moreau qui, assure-t-elle, travaille à «trouver des solutions».

Elle souhaite aussi se consacrer au dossier de la zone Inno-Techno Sécurité qui vise à attirer à Saint-Augustin une concentration d'entreprises et d'institutions consacrées à la recherche dans le domaine de la sécurité.

Pas peur du défi

France Hamel se dit consciente que sa décision lui attirera des critiques de ses détracteurs. Ils diront peut-être, prévoit-elle, qu'elle a peur du défi que représente la mairie dans un contexte aussi houleux.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a notamment été particulièrement dur avec les élus de Saint-Augustin remettant publiquement en question ses finances et ses dépenses, source des malheurs de la municipalité à ses yeux. «Je n'ai pas peur des défis», tranche Mme Hamel. «Ni d'être à l'avant-scène et me faire pointer du doigt.»

La femme politique croit plutôt qu'elle sera plus utile dans la continuité du conseil municipal à l'heure où, reconnaît-elle, les derniers mois ont été difficiles sur l'image de la ville.

Elle assure ne pas en vouloir au maire Labeaume qui «défend sa population de Québec» dans la «joute politique».

Elle estime plutôt que le mal est venu majoritairement d'une «minorité» de citoyens qui «se sont retournés contre leurs élus». Elle évoque notamment les potentiels candidats à la mairie Sylvie Asselin et Sylvain Juneau. Les mises en candidature pour la succession de Marcel Corriveau commencent vendredi et se poursuivront jusqu'au 8 mai. Mercredi, Sylvie Asselin a indiqué au Soleil être toujours en réflexion.

Quant à Mme Hamel, elle supportera vraisemblablement une autre personne qui partage la vision de l'actuel conseil. Mais elle n'en dira pas plus pour l'instant.

Le Soleil a toutefois tendu une perche vers Jean-François Dufour, à l'origine de 25pourcent.com, un groupe de citoyens proche de l'administration en place.

M. Dufour n'a pas caché être lui aussi en réflexion pour une éventuelle candidature à la mairie.

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