Le maire de L'Ancienne-Lorette absent pour le vote sur l'agrandissement de l'hôtel de ville

La résolution afin d'accorder un contrat de 627 763 $... (Le Soleil, Yan Doublet)

Agrandir

La résolution afin d'accorder un contrat de 627 763 $ pour l'agrandissement de l'hôtel de ville a été adoptée à la majorité, jeudi.

Le Soleil, Yan Doublet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Québec) Le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger, brillait par son absence jeudi lors de la séance extraordinaire du conseil municipal de sa ville au cours de laquelle a été adoptée à la majorité la résolution afin d'accorder un contrat de 627 763 $ pour l'agrandissement de l'hôtel de ville.

«M. Loranger sera là lors de la prochaine séance régulière du conseil. Il est allé chercher sa femme en Floride», a expliqué la mairesse suppléante Sylvie Papillon à propos du premier magistrat, qui passe toujours quatre mois par année dans le «Sunshine State».

Au bout du compte, seul le conseiller Gaétan Pageau, l'unique membre du conseil à ne pas faire partie de l'équipe du maire, s'est prononcé contre le projet, dont le coût, en incluant une réserve de 10 % et un montant de 17 000 $ pour les plans et devis, frôlera les trois quarts de million de dollars.

Les travaux ont été confiés à la firme Escaléra de Québec, qui a fourni la plus basse soumission à l'appel d'offres auquel ont répondu sept entreprises. L'agrandissement de 1600 pieds carrés permettra l'ajout de quatre bureaux et d'un local pour les archives au sous-sol, faisant passer la superficie des lieux à 8860 pieds carrés grâce à cette nouvelle aile sur deux étages.

Mécontentement

Une trentaine de citoyens mécontents s'étaient déplacés pour assister à la séance extraordinaire, déplorant que le projet d'agrandissement n'ait pas été publicisé par le maire Loranger.

Gaétan Pageau a fait écho à leurs préoccupations. «Oui, le projet est tout à fait justifié au niveau de l'ergonomie et de l'espace restreint dont disposent les employés municipaux, qui travaillent souvent entourés de boîtes. Le problème qui se pose ce soir est un problème de communication, d'information et de transparence. C'est un problème politique : le projet a mal été présenté à la population», a déploré M. Pageau.

Il a ajouté que le maire Loranger avait auparavant présenté un projet de 3 millions $ pour bâtir un nouvel hôtel de ville qui avait été rapidement rejeté. «Le besoin est là, mais je n'approuve pas la façon de faire, le fait de ne pas mettre ça au budget. De plus, le maire n'avait pas d'argent pour accorder des baisses de taxes totalisant 150 000 $, mais il a trouvé trois quarts de million de dollars pour son hôtel de ville», poursuit le conseiller.

Rapidité et efficacité

Parmi la population, plusieurs protestaient parce que la résolution avait été adoptée en catastrophe, ce que la mairesse suppléante a justifié en invoquant la rapidité et l'efficacité. «Nous ne pouvions pas attendre, car les projets coûtent moins cher en cette période de l'année», a-t-elle déclaré, étant toutefois incapable d'évaluer la somme ainsi économisée. «On parle de quelques pourcents», a-t-elle estimé.

Marc Morel, chef du parti sans élu Renouveau lorettain, était loin d'être convaincu. «C'est encore un exemple flagrant de ce qui a toujours existé avec Émile Loranger : tout se fait en catimini, et on nous place devant le fait accompli. Est-ce que tout ce projet était essentiel? Est-ce que ça aurait été possible de faire des améliorations différemment à l'intérieur?» s'est-il interrogé.

La plupart des citoyens présents ont déploré l'adoption du projet en période d'austérité et, surtout, le fait qu'ils n'en avaient été informés qu'à la toute dernière minute. «Je comprends votre insatisfaction concernant les communications. Je crois qu'on peut apprendre de cette situation-là pour améliorer nos communications», a affirmé la conseillère Sylvie Falardeau à la fin de la séance.

***

36 000 $ pour une barrière amovible

En plus du projet d'agrandissement de l'hôtel de ville, le conseil municipal de L'Ancienne-Lorette a aussi adopté jeudi un règlement pour faire l'achat d'une barrière amovible qui servira à contenir les inondations provoquées par les crues de la rivière Lorette.

C'est l'entreprise victoriavilloise MegaSecur qui a été retenue avec sa barrière Water-Gate, qui se déploie en une vingtaine de minutes et peut résister à des inondations jusqu'à 27 pouces de hauteur. La soumission était de 35 956,71 $. 

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer