Ordures et recyclage: «Le diable est dans les détails»

Le maire Labeaume qualifie d'administratifs les ratés de... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Le maire Labeaume qualifie d'administratifs les ratés de la nouvelle politique de collecte des ordures au centre-ville. Il pointe particulièrement du doigt les nouveaux horaires de la collecte qui serait prévue entre 17h et 19h. «Québec, ce n'est pas l'armée, et les citoyens ne sont pas des chiens savants!», a-t-il lancé, samedi, en marge d'une conférence de presse.

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(Québec) «Un très beau projet de réaménagement des services de ramassage des ordures est en train de se transformer en un merveilleux ratage bureaucratique.»

Le maire Régis Labeaume ne mâchait pas ses mots, samedi, lorsque interrogé sur les nouveaux règlements des ordures et du recyclage au centre-ville de Québec, en marge d'une conférence de presse sur le théâtre le Diamant.

Le maire s'était montré enthousiaste au départ envers les nouveaux règlements, qui, espérait-il, allaient permettre à la Ville de réaliser 4 millions $ d'économies. «J'avais donné mon absolution», ajoute le maire, qui dit que «le diable est dans les détails. C'est dans l'application qu'il y a des aberrations.» Des ratés qui, selon lui, ne seraient pas politiques, mais bien administratifs.

Possibles amendes

La goutte qui a fait déborder le vase serait les nouveaux horaires de la collecte des ordures et des matières recyclables, qui serait prévue entre 17h et 19h. «Québec, ce n'est pas l'armée, et les citoyens ne sont pas des chiens savants!» s'insurge-t-il. «Si je reste au centre-ville et que j'arrive chez nous à 19h30, qu'est-ce qui se passe? Est-ce que je vais recevoir une amende?»

La possibilité de remettre des amendes de 150 $ à 1000 $ aux citoyens qui ne se conformeraient pas aux nouvelles règles, évoquée le 2 avril par Stéphan Buguay, directeur de la division de la gestion des matières résiduelles de la Ville, a également jeté de l'huile sur le feu.

Questionné à savoir s'il rejetait le blâme sur les fonctionnaires de la Ville, Régis Labeaume a précisé que «s'il les appuie toujours», il ne défendra pas l'indéfendable, ajoutant qu'il y a eu de très grosses erreurs, notamment de communication. «Tout le monde était mêlé [...] les gens ne savaient plus sur quel pied danser», ajoute le maire, qui dit recevoir de nombreuses critiques de la part de restaurateurs et de citoyens.

«Toujours redevable»

Lundi, les gens du centre-ville de Québec pourront utiliser à la fois les bacs et les sacs, comme le rapportait Le Soleil de samedi. Pas de changement de ce côté-là, dit le maire, qui ne comptait pas annuler samedi ce qu'il qualifie désormais de projet pilote. Il précise cependant qu'il observera la situation de très près et qu'il «ne sera pas patient».

Se disant «toujours redevable», étant donné son statut, Régis Labeaume invite la population et les restaurateurs à lui écrire s'ils ont des doléances ou des questions.

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