Fort Numéro-Un de Lévis: Lehouillier veut un «plan de match»

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Dans son édition d'hier, Le Soleil révélait que le fort Numéro-Un de Lévis avait besoin d'une cure de jeunesse de 47 millions $, dont 39 millions $ de manière prioritaire pour le maintenir et le remettre en état.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, n'entend pas plaider en faveur de la restauration du fort Numéro-Trois, «dont il ne reste que quelques ruines» auprès du gouvernement fédéral. En vue du scrutin de l'automne, il compte plutôt demander à Ottawa de concentrer ses énergies sur le fort Numéro-Un, qui nécessite d'importants investissements.

Le Soleil révélait samedi que le lieu historique avait besoin d'une cure de jeunesse de 47 millions $, dont 39 millions $ de manière prioritaire pour le maintenir et le remettre en état. Selon l'inspecteur de Parcs Canada qui a réalisé le rapport datant de 2011, 85 % de la surface des murs doivent subir des travaux d'entretien : 37 % doit être rejointée et 47 %, démontée et remontée.

Depuis quatre ans, 510 000 $ ont été investis dans la structure, tandis que le premier ministre Stephen Harper a annoncé la semaine dernière que son gouvernement injectait 5,5 millions $ pour des travaux qui seront réalisés entre 2016 et 2018. Au total, ces investissements représentent 13 % de la somme recommandée par Parcs Canada.

«Restaurable»

M. Lehouillier dit avoir appris en lisant le journal l'importance des montants à investir dans la structure. Selon lui, l'enveloppe promise par le premier ministre canadien est un pas dans la bonne direction, mais n'est pas suffisante pour retaper le fort Numéro-Un comme il se doit. D'autant plus, dit-il, que l'endroit a l'avantage d'être «restaurable» de façon intégrale.

Dans le cadre de la campagne électorale fédérale précédant le scrutin du 19 octobre, le maire a donc l'intention de suggérer au gouvernement fédéral de se doter d'un «plan de match» au cours des sept ou huit prochaines années pour remettre le lieu historique dans l'ordre et de s'impliquer financièrement dans le projet de restauration du plan de halage du chantier maritime A.C. Davie.

À l'inverse, Gilles Lehouillier doute fort que les élus fédéraux veuillent s'engager à mettre des sous dans le fort Numéro-Trois. «Il ne reste que quelques ruines, on va voir ce que le comité de démolition va en dire, mais moi je doute que le gouvernement s'embarque dans la restauration de telles ruines», avance-t-il.

Démolition

Le propriétaire du terrain qui héberge le fort, André Fortin, souhaite que celui-ci soit rasé pour valoriser le site du centre de la ville de Lévis. Le promoteur de l'entreprise Imafa a fait une demande de démolition à la municipalité, qui étudie présentement le dossier. Mais le Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu s'oppose à cette solution puisqu'elle croit que les ruines revêtent une importance historique à ne pas négliger.

Le maire n'a pas plus l'intention de délier les cordons de la bourse de la municipalité pour tenter de sauver les ruines en mauvais état. «Nous, c'est clair qu'on ne le fera pas parce qu'évidemment, ça relève du gouvernement fédéral et c'est le gouvernement fédéral qui les a reconnus comme lieux nationaux historiques. Pour nous, il ne fait pas de doute, on souhaiterait qu'il mette beaucoup d'énergie sur le fort Numéro-Un», conclut-il.

Le député fédéral de Lévis-Bellechasse, Steven Blaney, n'a pu être joint samedi.

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