Financement d'événements culturels: Lemieux réplique à Shoiry

Julie Lemieux, l'élue reponsable de la culture à... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Julie Lemieux, l'élue reponsable de la culture à la Ville de Québec

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Julie Lemieux n'en revient pas des propos de Paul Shoiry, qui s'oppose au financement par la Ville de Québec de quatre grands événements culturels. L'élue responsable de la culture à la Ville défend bec et ongles ces investissements.

«Pour la communauté artistique, c'est important de savoir que la Ville est derrière eux, qu'on finance des événements pour leur donner une occasion de se faire valoir. C'est notre rôle comme Ville. Un rôle de levier, de catalyseur», a tranché Mme Lemieux.

Jeudi, la conseillère a bondi en lisant Le Soleil dans lequel le chef de l'opposition, Paul Shoiry, se défendait d'être contre les arts, même si son parti a voté contre des subventions à quatre événements culturels comme le parcours Où tu vas quand tu dors en marchant...?, le parcours théâtral pour l'inauguration de la Maison de la littérature et l'exposition d'art public Les passages insolites. En février, les trois élus de Démocratie Québec se sont opposés à une subvention à la troupe de cirque Flip FabriQue pour la conception d'un spectacle gratuit pour l'Agora cet été.

Loin d'être contre les arts, M. Shoiry croit plutôt que pour véritablement aider la culture, l'administration Labeaume devrait investir ces millions pour consolider les organismes existants et investir dans des initiatives plus durables, comme des sites de tourisme culturel et patrimonial.

Or, réplique Julie Lemieux, ces événements donneront du boulot et de la visibilité à une foule de créateurs. «On parle de 300 artistes qui vont pouvoir avoir une vitrine, créer et être vus par l'ensemble de la population. Je trouve que pour de l'éphémère, c'est assez costaud», a-t-elle lancé.

M. Shoiry croit que la Ville devrait être partenaire de telles manifestations et les subventionner à hauteur de 10 % ou de 15 % plutôt que d'en devenir le promoteur. En entrevue au Soleil, le chef de l'opposition estimait aussi que les parcours déambulatoires de théâtre ou d'art public n'avaient pas un assez fort potentiel touristique.

Faux, réplique Julie Lemieux. Résultats de sondage à la main, elle indique que les trois fins de semaine de représentations du parcours Où tu vas quand tu dors en marchant...? ont attiré 38 % de gens de l'extérieur de la grande région de Québec au printemps 2014. «Avoir 38 % de visiteurs de l'extérieur pour un événement, c'est majeur.»

Et les retombées ne doivent pas se calculer seulement en nuitées à l'hôtel, illustre-t-elle. «Les gens prennent des photos, les mettent sur les réseaux sociaux. Ça dégage une image agréable, dynamique et créative de la Ville. Il ne faut pas penser juste aux touristes, mais penser à l'art et à la culture dans la Ville.»

Amener l'art aux gens

Mme Lemieux réfute aussi la perception de M. Shoiry selon lequel financer autant d'événements artistiques donne l'impression à la population qu'on n'a pas à payer pour la culture.

«Au contraire, si tu vois du théâtre dans la rue et tu aimes ça, il y a de fortes chances que tu aies envie d'en voir en salle», croit l'élue. «Ça ne concurrence pas les salles de spectacle. Au contraire, ça donne une vitrine supplémentaire pour amener l'art vers les gens pour qu'ils aient envie d'en revoir par la suite et de payer pour.»

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