Mésentente entre Québec et Saint-Augustin : Pierre Moreau tanné de la chicane

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Le ministre des Affaires municipales Pierre Moreau

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(Québec) Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, s'impatiente devant les chicanes publiques entre la Ville de Québec et de Saint-Augustin.

«Honnêtement, il n'y a personne qui me facilite la tâche là-dedans quand la Ville de Québec et la municipalité de Saint-Augustin se crêpent le chignon par médias interposés», a déclaré le ministre en mêlée de presse à l'Assemblée nationale jeudi.

«Il y aura peut-être des propositions à faire, mais il faut que les deux parties s'entendent», a poursuivi celui qui a rencontré en janvier les trois maires de l'agglomération, Marcel Corriveau de Saint-Augustin, Régis Labeaume de Québec et Émile Loranger de L'Ancienne-Lorette, afin d'agir comme «facilitateur» pour dénouer l'impasse de la facture d'agglomération jugée trop élevée par les villes défusionnées.

Le ministre recevra dans quelques jours les conclusions des rencontres entre les «officiers des villes et les officiers du ministère [des Affaires municipales]». 

Mais en marge de ces analyses, le ton monte publiquement depuis des semaines entre le maire de Québec, Régis Labeaume, et l'administration Corriveau. Chacun se blâme mutuellement de manquer de transparence dans les chiffres. Saint-Augustin accuse la facture d'agglomération d'être responsable de ses malheurs financiers et de la hausse de taxe de 25 %. M. Labeaume réplique en soutenant que Saint-Augustin «ne dit pas toute la vérité aux citoyens» et qu'elle doit d'abord tenir pour responsables ses propres dépenses.

«Les deux parties campent sur leur position sur l'entente signée en 2009. Une partie dit que l'entente n'est pas respectée en raison des chiffres que l'autre met dedans. L'autre dit oui, elle est respectée», a poursuivi le ministre Moreau. 

«Ils ont l'air de vouloir tous les deux passer leurs journées à la cour», a-t-il ajouté en allusion à la contestation judiciaire de la facture d'agglomération. «Alors là, moi, j'ai une limite que je dis souvent : je peux amener le cheval à la rivière, mais je ne peux pas le forcer à boire.»

Pas question de tutelle

Pierre Moreau a aussi clairement signifié, jeudi, qu'une mise en tutelle de Saint-Augustin, comme l'ont proposé certains citoyens mécontents au conseil municipal, mercredi, n'est pas dans les plans.

«Pas du tout. La mise en tutelle de Saint-Augustin, ce n'est pas dans les cartons», a-t-il tranché. Avec Simon Boivin

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