Toutes les grandes villes voudraient du Phare, dit Labeaume

Au-delà de l'architecture, le maire se réjouit de... (Image fournie par Groupe Dallaire et Graph Synergie)

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Au-delà de l'architecture, le maire se réjouit de voir une entreprise privée investir 600 millions $ dans un tel projet commercial, résidentiel et hôtelier. «C'est un signal extraordinaire pour l'avenir économique de la ville.»

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(Québec) «Cet édifice, toutes les villes modernes dans le monde seraient fières de l'avoir sur leur territoire.» Régis Labeaume ne tarissait pas d'éloges mercredi devant Le Phare, lui qui avait demandé au Groupe Dallaire de concevoir un bâtiment distinctif à l'entrée ouest de la ville.

«L'entrée de la ville est désolante. Les gens de Québec méritent mieux que ça. On a aujourd'hui un projet phare, un projet signature», a réagi M. Labeaume en point de presse avec la vice-présidente du comité exécutif, Julie Lemieux.

Et même s'ils avaient confié au Groupe Dallaire la mission de concevoir un immeuble imposant, les deux élus ont dit avoir été surpris la première fois qu'ils ont pris connaissance de la hauteur proposée.

«Je dois vous avouer que lorsque les premiers plans sont arrivés à 65 étages, on a fait un saut», a dit M. Labeaume. «Et après en avoir longuement discuté, on s'est dit : "Pourquoi pas?" Ce qui est important, ce n'est pas tant la hauteur que la signature, l'architecture et la beauté de ça. Ce qui nous importe est qu'il soit beau et moderne. «Il n'était pas question d'émettre un permis pour un édifice qui ne serait pas magnifique. Et on a un résultat qui va faire la fierté de tous les gens de Québec.»

Au-delà de l'architecture, le maire se réjouit de voir une entreprise privée investir 600 millions $ dans un tel projet commercial, résidentiel et hôtelier. «C'est un signal extraordinaire pour l'avenir économique de la ville.»

Citoyens opposés

La conseillère de l'opposition Anne Guérette, elle-même architecte, ne s'est pas prononcée hier sur l'allure de la tour. Elle croit toutefois que les gens de Québec l'aimeront. Par contre, elle tient à ce que la population soit consultée lorsque viendra le temps de faire passer à 65 étages le zonage actuel de 29 prévu dans le programme particulier d'urbanisme (PPU). «Il faudra au moins retourner vers la population. Regarder tout ça dans toutes ses dimensions, ce que ça va avoir comme impacts et s'inspirer réellement de ce qui va s'exprimer lors de ses consultations pour adapter le PPU et le voter de nouveau», a-t-elle dit.

Déjà le 11 février, les membres du Conseil de quartier de Saint-Louis ont entériné une résolution signifiant leur opposition à un projet d'une telle envergure. À leurs yeux, permettre un changement de zonage pour autant d'étages est en contradiction avec le PPU qui avait été adopté après une vaste consultation citoyenne.

Dans sa résolution, le Conseil dit aussi craindre pour l'impact sur la circulation dans les rues autour du boulevard Laurier de l'ajout d'autant de commerces et résidences.

Questionné sur ce point hier, Régis Labeaume a assuré que la Ville a «pensé à la circulation». On trouvera d'ailleurs, a-t-il dit, des réponses dans le nouveau plan de mobilité durable qui sera dévoilé le 2 mars. «Il y aura aussi, et il nous reste à déterminer la date, le projet de l'entrée des ponts qui est prêt. Tout ça va se coordonner», a promis le maire. Il a aussi assuré qu'il y aura consultation publique comme le commance tout changement de zonage. «Ça va se faire dans les règles de l'art.»

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