Les policiers de Lévis rangent les pantalons de camouflage

Les pantalons de camouflage seront chose du passé... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Les pantalons de camouflage seront chose du passé pour les policiers de Lévis dès mercredi.

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Stéphanie Martin
Le Soleil

(Lévis) Fini le pantalon de camouflage pour les policiers de Lévis. Devant la bonne marche des discussions avec la Ville, ils ont décidé de remettre leur uniforme dès mercredi matin.

Les policiers de Lévis portent le pantalon de camouflage depuis juin 2014. Le moyen de pression avait été adopté pour protester contre le travail du directeur du service de police, Yves Charette. Les syndiqués déploraient alors «le climat de travail désastreux», qui affectait grandement le moral des membres du service.

La protestation a ensuite glissé vers une insatisfaction au sujet du dossier de la loi 3 et de la question du réaménagement des régimes de retraite municipaux.

Le président de la Fraternité des policiers de Lévis, Marc Allard, a confirmé hier au Soleil que ses policiers reprendront l'uniforme pour montrer leur confiance en l'administration Lehouillier pour régler la question. «Nous, on aurait été capables de s'arranger sans loi. Mais on devrait être bons pour s'en sortir parce qu'avec le maire [Gilles] Lehouillier, on a une bonne écoute. Et je pense qu'il y a un bon lien de communication. On enlève les pantalons de camouflage parce qu'on a confiance qu'avec le conseil de ville, on devrait être bons pour régler notre problème de régimes de retraite. Ça va réellement bien, et on n'a pas de raisons de croire qu'on ne pourra pas s'entendre.»

Les déficits des régimes de retraite ont fondu de 36,6 millions $ en à peine deux ans pour se chiffrer à 25,7 millions $ en 2013. Des données encourageantes, selon M.Allard.

En partenariat

Quant au climat de travail, il reste des éléments à améliorer, convient le président de syndicat, mais la confiance rétablie avec les membres de l'administration de la Ville devrait favoriser une reprise des relations avec l'état-major de la police. «Pour la première fois, on est en train de travailler en partenariat avec notre directeur pour essayer d'avancer.»

Les policiers ont signé en novembre dernier une nouvelle convention collective qui a été acceptée à 96 % par les membres. Le maire Gilles Lehouillier et le président du syndicat, alors sur la même tribune, s'étaient présentés comme étant sur la même longueur d'onde. Comme les autres employés de la Ville, les policiers négocient maintenant la question du partage des régimes de retraite.

Ils avaient aussi manifesté leur confiance de s'entendre sur la question du manque d'effectifs sur le terrain décrié par le syndicat. Au dernier budget, en décembre, la Ville a ajouté trois nouveaux patrouilleurs aux effectifs sur le terrain, ce qui avait réjoui Marc Allard.

Appelé à commenter la décision des policiers de revenir à l'uniforme, le maire Lehouillier s'est dit satisfait de cette avancée. «Ce que les policiers font, ça démontre une chose, c'est qu'on a réussi à rétablir un dialogue avec l'ensemble de nos syndicats, avec la Fraternité des policiers et ça, je pense que c'est drôlement intéressant pour la suite des choses.»

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