Tour de 50 étages dans Sainte-Foy: un observatoire public au sommet

Le complexe de quatre tours sera construit au... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Le complexe de quatre tours sera construit au coin Laurier et Lavigerie, sur le terrain de l'ancienne Auberge des Gouverneurs.

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Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) L'immeuble que le groupe Cominar construira à l'entrée de la ville deviendra emblématique de la capitale par sa hauteur et son architecture, promet son pdg Michel Dallaire. Et les gens de Québec pourront se l'approprier, car le dernier étage, qui trônera tout au sommet de la tour qui en comptera une cinquantaine, deviendra un observatoire entièrement accessible au public.

Le maire Régis Labeaume lui avait demandé un édifice phare. Michel Dallaire a répondu que pour marquer l'oeil et l'imaginaire, il devait monter beaucoup plus haut que les 29 étages que permet le nouveau programme particulier d'urbanisme adopté pour redessiner le secteur du Plateau centre de Sainte-Foy, avec le boulevard Laurier comme colonne vertébrale. 

«J'ai sauté sur l'occasion parce que, pour moi, c'est une chance unique. Il y a peu de monde dans leur vie qui peuvent avoir la chance de faire quelque chose qui va marquer une ville pour les 100 prochaines années», exprime-t-il en entrevue au Soleil. «C'est un site exceptionnel. Quand on a acquis l'Auberge [des Gouverneurs], on voulait faire quelque chose d'important.»

Quatre tours

Ainsi, le complexe qui sera construit au coin Lavigerie et Laurier regroupera quatre tours, comprenant en tout deux millions de pieds carrés d'espace. Les trois premières, d'une hauteur de 29 ou 30 étages, auront chacune leur personnalité. L'une d'entre elles sera entièrement résidentielle et les deux autres seront mixtes et comprendront des locaux pour bureaux et des logements. 

La quatrième sera la plus imposante. On y trouvera quatre fonctions : commerciale, hôtelière, résidentielle et de bureau. Les 17 premiers étages regrouperont le commercial et les bureaux. Plus haut, les chambres d'hôtel et les appartements. Le groupe hôtelier n'a pas encore été choisi, mais les principaux joueurs du milieu ont manifesté de l'intérêt, nous dit-on.

Tout au sommet, trônera un observatoire qui assurera sans aucun doute la meilleure vue en ville. La tour comptera une vingtaine d'étages de plus que l'édifice Marie-Guyart. Ce qui en fera la plus haute tour au Canada à l'est de Toronto. C'est la Ville qui a demandé un observatoire ouvert au public. Il restera à définir précisément les activités qu'on pourra y installer, «comment on l'anime», dit M. Dallaire, qui garde quelques surprises dans sa manche. 

Un «wow»

Le gratte-ciel se démarquera non seulement par sa hauteur, mais surtout par son architecture qui «sera assez particulière», laisse entendre Michel Dallaire. «On vise un wow. [...] Mon objectif, c'était de créer un immeuble qui aura une signature, que les gens vont reconnaître et qui va être identifié à Québec. Le Château Frontenac sera toujours le Château Frontenac, qui va coller à la peau de Québec. Mais si on peut être le deuxième, on serait très fier de ça.»

Le projet est en quelque sorte un legs de la famille Dallaire et un hommage au fondateur du groupe du même nom. «Jules a toujours cru au boulevard Laurier depuis qu'on a fait Place de la Cité en 1986», rappelle Michel Dallaire, son fils, qui a aujourd'hui repris les rênes de sa compagnie. Le paternel a toujours cru en son potentiel pour devenir le centre d'affaires de Québec. Le déplacement des gens d'affaires de la colline parlementaire vers Laurier le confirme de nos jours, dit-il. Et aux critiques qui mettent en question la capacité du marché d'absorber encore deux millions de pieds carrés d'espace, il répond que la mixité des usages permettra au projet d'être rentable. Ce qui, il l'admet, n'aurait pas été possible avec du résidentiel uniquement.

Les plans sont remis à la Ville. On attend maintenant le feu vert. Si tout va bien, la construction débutera en 2016 et s'échelonnera sur 10 ans.

L'opposition a des réserves

Le projet de Cominar fait sourciller l'opposition de Démocratie Québec, qui se demande si le marché peut absorber deux millions de pieds carrés supplémentaires et si la Ville a prévu les infrastructures en conséquence. «Où sont les pistes cyclables, les larges trottoirs, les parcs, le transport en commun et le couvert végétal?» a lancé vendredi Paul Shoiry. «On ne peut pas juste dire qu'on construit et qu'on ramasse les taxes pour payer la dette de l'amphithéâtre.» Le projet risque de créer un autre problème, selon Yvon Bussières. Celui de drainer d'autres secteurs de leurs locataires, au profit du Plateau de Sainte-Foy. Une chose est certaine, a ajouté Anne Guérette, la Ville devra revenir consulter ses citoyens. «Ça ne peut pas se décider à deux, trois personnes dans le bureau du maire. [...] Ça doit se faire de façon ouverte. Il faudra rouvrir le PPU [programme particulier d'urbanisme].»

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