Terres des Soeurs de la Charité: «Il faut un plan d'ensemble»

L'ancien directeur général de la Ville de Québec... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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L'ancien directeur général de la Ville de Québec Serge Viau préfère qu'on utilise les terres des Soeurs de la Charité pour faire du développement résidentiel au lieu de dézoner des lots agricoles en périphérie ou qu'on déboise des secteurs complets dans des municipalités voisines.

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(Québec) S'il était la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), l'ancien directeur général de la Ville de Québec Serge Viau ne dézonerait pas les terres des Soeurs de la Charité «de façon instantanée».

En entrevue au Soleil, jeudi, l'architecte et urbaniste de formation a dit croire que la CPTAQ ne dézonera pas «comme ça» les terres des Soeurs de la Charité. «J'imagine qu'elle va y aller petit morceau par petit morceau.»

Selon M. Viau, «il faut un plan d'ensemble pour ces terres-là». Un plan qui proposerait un développement nouveau, créatif. «La problématique, c'est que ces terres-là vont devenir tellement intéressantes pour le développement résidentiel qu'il faut dès maintenant leur donner une vocation mieux structurée que le développement à petits pas.»

Il voit sur ces terrains des unités d'habitation et des commerces, mais aussi des espaces verts d'envergure et de qualité. «Pas seulement un parc et un terrain de jeux», insiste le spécialiste, selon qui il faudrait assurément conserver des espaces agricoles. «Si le projet du Groupe Dallaire, c'est de faire 10 % d'espaces verts, ce n'est pas suffisant», tranche-t-il.

Dézoner, oui mais...

Serge Viau dit par ailleurs préférer qu'on utilise les terres des Soeurs de la Charité pour faire du développement résidentiel au lieu de dézoner des lots agricoles en périphérie ou qu'on déboise des secteurs complets dans des municipalités comme Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier ou Lac-Beauport parce qu'il n'y a plus de terrains disponibles à Québec.

«[Si on n'avait pas dézoné], on n'aurait jamais développé Lebourgneuf, parce que c'était toutes des terres agricoles, rappelle-t-il. Lebourgneuf a commencé avec une faible densité, et, aujourd'hui, on a de la moyenne densité, avec une mixité intéressante. Et ce n'est pas loin du centre-ville...»

Québec se développe, souligne M. Viau, et il faut être capable d'accueillir les ménages qui veulent s'y installer. «Et pour attirer les gens en ville, il faut des espaces verts. C'est une des conditions. On peut densifier si on offre de la nature en contrepartie.»

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