Manif des pompiers: la Ville de Québec déboutée devant la CRT

Les pompiers de Québec n'ont pas porté préjudice... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Les pompiers de Québec n'ont pas porté préjudice à la population lorsqu'ils ont manifesté à proximité de leur caserne pendant 15 minutes le 17 juin dernier, a tranché la Commission des relations du travail (CRT) dans une décision rendue publique mercredi.

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Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) La Ville de Québec subit un nouveau revers devant la Commission des relations du travail, qui vient de lui donner tort dans un dossier qui l'opposait à ses pompiers.

Les pompiers de Québec n'ont pas porté préjudice à la population lorsqu'ils ont manifesté à proximité de leur caserne pendant 15 minutes le 17 juin dernier, a tranché la Commission des relations du travail (CRT) dans une décision rendue publique mercredi.

En solidarité avec les employés municipaux qui manifestaient ce jour-là devant l'hôtel de ville contre le projet de loi 3 sur les régimes de retraite, quelque 25 pompiers de quatre casernes étaient sortis à l'extérieur et avaient actionné les sirènes des camions pompe. Des pompiers en congé et des pompiers formateurs du bureau administratif de la rue des Rocailles s'étaient joints à eux.

La Ville alléguait que ces gestes étaient illégaux et qu'ils avaient privé la population d'un service auquel elle a droit. Elle avait donc demandé à la CRT d'intervenir pour «empêcher toute récidive de tels comportements». La Commission a rejeté cette demande, n'étant «pas en mesure de conclure que l'action concertée exercée par certains pompiers le 17 juin 2014 a eu pour conséquence de causer un préjudice à la population», lit-on dans la décision. «Il s'agit d'un geste isolé commis il y a six mois et depuis, aucune récidive n'a été notée», note la commissaire Line Lanseigne.

La CRT a cependant convenu que ce geste était illégal, en vertu de l'article 105 du Code du travail, qui prévoit que toute grève est interdite aux policiers et pompiers à l'emploi d'une municipalité.

Ce qui fait dire au porte-parole du maire Régis Labeaume, Paul-Christian Nolin, que la Commission incite le groupe d'employés à récidiver. «On reconnaît que le geste est illégal et on ne le sanctionne pas», déplore-t-il. Il lance une pointe à la Commission, doutant de son impartialité. «Pour une énième fois, on constate que la tour de Pise penche du même bord.»

De son côté, le président de l'Association des pompiers de Québec, Éric Gosselin, se réjouit de la décision. Mais il regrette que des fonds publics aient été engloutis dans cette cause. «La Ville a voulu procéder quand même. On a dépensé inutilement l'argent des citoyens pour s'acharner sur le dossier des pompiers et essayer de nous faire porter la cause alors qu'il n'y avait pas de cause.»

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