Légaré a quitté Équipe Labeaume pour éviter d'éclabousser la Ville de Québec

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Sylvain Légaré

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Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) C'est pour éviter de se retrouver dans une «position insoutenable» que le conseiller municipal Sylvain Légaré a quitté Équipe Labeaume et son poste au comité exécutif tout juste avant les Fêtes. Le représentant de Val-Bélair a accepté pour la première fois de parler au Soleil de ses motivations.

Le conseiller de Val-Bélair est en litige avec la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL) depuis trois ans. En janvier dernier, l'organisme avait enregistré des hypothèques légales sur trois propriétés du conseiller, qui rembourse à la SCHL une dette contractée à la suite de la vente à perte de deux condos de Lac-Brome. Sylvain Légaré a de son côté répliqué en déposant une requête pour faire valider les ententes de remboursement.

Et la mésentente pourrait bien se retrouver incessamment devant les tribunaux. «Dans les premiers six mois de 2015, il va probablement y avoir poursuite de ma part [contre la SCHL].» Comme conseiller membre de l'exécutif, Sylvain Légaré avait fréquemment à prendre des décisions ou à s'impliquer dans des dossiers qui touchent la SCHL. Il était également responsable du programme d'accès à la propriété pour les familles qui doit être mis en branle au début de l'année. Un programme que la Ville lance en collaboration avec l'organisme.

«Ça me plaçait dans une position insoutenable. D'un côté, je suis en litige avec eux et je devrais être en poursuite contre eux. D'un autre côté, je représente la Ville.» C'est pour cette raison qu'il a choisi de délaisser ses fonctions à l'exécutif, comme responsable des dossiers de sport et de loisir.

S'il a décidé de quitter aussi Équipe Labeaume et de siéger dorénavant comme indépendant, c'est pour éviter que le parti du maire soit éclaboussé. «Ma plus grande priorité, c'était que je ne voulais pas mettre la Ville en problème. Je ne voulais pas que mon dossier personnel se répercute sur la Ville. Je ne voulais pas non plus qu'il se répercute sur le maire et sur mes collègues que je respecte énormément.»

Le conseiller se rappelle son malaise lorsque le maire avait eu à répondre de ses pépins financiers au moment où ceux-ci avaient été dévoilés publiquement en janvier 2014. «Ça m'a agacé et je me disais que je ne voulais mettre personne dans la bouette.»

Apaisé

Lorsqu'il a rencontré Régis Labeaume et son chef de cabinet Louis Côté pour leur exposer ses intentions, la discussion a été courte, mais «extrêmement émotive». «Tout le monde comprenait mon problème. Ça s'est super bien fait. J'ai eu un appui hallucinant de leur part. Ce sont des gens d'exception.»

Aujourd'hui, il est apaisé. «Pour le bien de tout le monde, c'est le meilleur geste que je pouvais faire. [...] Je vais recommencer à dormir. Je fais ce que j'aime le plus au monde: représenter le monde de Val-Bélair et représenter la Ville, et c'est tout.»

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