Lévis: 26 cols blancs sanctionnés pour des moyens de pression

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Le maire Gilles Lehouilliera eu des prises de bec, jeudi soir au conseil municipal, avec quelques dizaines d'employés qui ont dénoncé les sanctions imposées aux cols blancs.

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(Québec) Malgré l'entente de principe intervenue entre la Ville de Lévis et ses cols blancs le 11 décembre, la direction générale a décidé d'imposer des mesures disciplinaires contre 26 employés en lien avec des moyens de pression exercés durant la récente négociation de la convention collective.

Sur l'ensemble des travailleurs pénalisés, 16 seront suspendus sans solde pour une journée, a confirmé Marie-Lise Côté, directrice générale par intérim à la Ville de Lévis. Tous les autres recevront un avis au dossier.

Les actions reprochées à ces syndiqués, majoritairement des femmes, se sont déroulées sur les heures de travail, à la fin du mois d'octobre. La négociation d'un nouveau contrat de travail pour les cols blancs était toujours en cours et la tension avait monté d'un cran à l'hôtel de ville, tout comme les moyens de pression.

«Des appels de citoyens étaient mis en attente pendant de longues minutes, certains employés faisaient des renvois d'appel en boucle sur les boîtes vocales», a énuméré Mme Côté. Dans certains cas, les fonctionnaires allaient jusqu'à raccrocher au nez de citoyens en demande de service, ou encore six ou sept personnes se renvoyaient l'appel sans y donner suite. «Ça a perturbé de façon importante le service à la clientèle», a déploré la Ville. Une dizaine de plaintes ont été formulées à la municipalité.

Conseil tumultueux

Une séance extraordinaire du conseil municipal a été tenue jeudi soir à Lévis pour entériner les recommandations formulées par la direction générale. La décision a été prise à l'unanimité.

Le maire, Gilles Lehouillier, a eu quelques prises de bec avec les quelques dizaines d'employés venus assister au conseil municipal. «Vous n'êtes pas dans un débat, vous êtes à une période de questions», a notamment lancé le maire à la présidente du syndicat des cols blancs, Hélène St-Pierre, qui s'était avancée au micro pour obtenir des explications.

Des employés ont ensuite pris la parole pour dénoncer leur suspension. Certains d'entre eux ont jusqu'à 25 ans de service. «Je voulais vous dire que mon dossier est impeccable et que je ne comprends toujours pas la décision qui a été prise», a dit une employée. D'autres ont insinué que la décision était politique.

Du côté du syndicat, on croit d'ailleurs à des représailles provenant des élus. Sa présidente, Hélène St-Pierre, a appris que des mesures disciplinaires seraient imposées 15 minutes avant le vote sur l'entente de principe avec la Ville, mercredi soir. Le contrat de travail a malgré tout été approuvé à 96 %. «Ce n'est pas un deal breaker. Mais ça ne rétablit pas les relations de travail», a-t-elle déploré. Le syndicat entend déposer «autant de griefs qu'il faudra» pour défendre ses membres suspendus.

Du côté du maire, il a maintenu en entrevue après le conseil que la décision était purement administrative. Il a toutefois admis que les moyens de pression décriés par sa directrice générale l'avaient dérangé. «Moi, ce qui me dérange le plus, c'est quand on affecte les services.» Il a aussi soulevé «qu'une minorité» de cols blancs - 26 sur 496 - ont été réprimandés.

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