Labeaume et Lehouillier en Belgique: les débuts de la boule à neige

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La fameuse boule à neige géante conçue pour vendre l'hiver aux Européens - vue en photo seulement par les gens de Québec - sera montrée pour la première fois au marché de Noël de Bruxelles, le deuxième en importance en Europe.

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(Québec) Le maire Régis Labeaume s'envole dimanche pour la Belgique, où il ira étrenner la boule à neige géante conçue pour vendre l'hiver aux Européens en plus de magasiner des autobus ultramodernes. Il sera rejoint par le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, et les représentants des sociétés de transport des deux rives, qui vont aussi voir des tramways.

La fameuse boule, vue en photo seulement par les gens de Québec, sera montrée pour la première fois au marché de Noël de Bruxelles, le deuxième en importance en Europe. La conception et l'installation coûtent un demi-million de dollars.

«Elle est là deux semaines, et il passe deux millions de personnes. Comme développement de clientèle touristique, je pense que c'est un bon deal. La boule, elle va servir pendant encore des années en passant. Je sais que vous en avez ri là, mais elle va servir pendant des années. L'année prochaine, dans le marché allemand, tout le monde va être émerveillé», a lancé vendredi M. Labeaume.

Le maire juge l'événement en droite ligne avec la stratégie de marketing touristique de la région de Québec. «On force sur l'hiver, tout ce qu'on peut faire de promotion sur l'hiver, on le fait», dit-il.

visite des autobusdoubles articulés

L'autre objectif de ce court voyage - le maire revient jeudi - est de se familiariser avec un type d'autobus jamais vu au Québec, les doubles articulés qui mesurent 24 mètres de long et peuvent transporter175 personnes. Une visite du fabricant d'autobus Van Hool, situé à Lierre, petite ville à une heure de route de Bruxelles, est prévue avec le directeur général du Réseau de transport de la Capitale (RTC), Alain Mercier. Le maire de Lévis, le président de la Société de transport de Lévis (STLévis), Michel Patry, et le directeur général Jean-François Carrier seront également présents.

Van Hool produit spécifiquement des autobus pour les services rapides par bus (SRB), aussi appelés bus à haut niveau de service, une option désormais évaluée dans l'étude de faisabilité du tramway, dont le rapport est attendu en janvier.

«On est à la veille de faire des choix finaux. [...] On doit les voir. On doit s'asseoir là-dedans et on doit rouler avec», a fait valoir M. Labeaume.

S'inspirer du transport collectif français

Le maire Lehouillier passera également par Nantes et Metz, en France, pour voir de visu l'effet des modes lourds de transport en commun (SRB et tramway) sur le développement urbain.

Le politicien calcule que le transport collectif dans la grande région de Québec manque de rapidité - «si on gagne de la rapidité, on va être meilleurs» - et de convivialité pour attirer et fidéliser la clientèle. «Je veux voir pourquoi, en Europe, on a réussi à organiser quelque chose de convivial», dit-il, curieux.

Le choix des villes pour cette «visite technique» n'est pas anodin. Nantes, agglomération de taille comparable à Québec, est souvent citée en exemple, car elle peut compter sur trois lignes de tramway totalisant 42 kilomètres, un busway (corridor réservé exclusivement aux autobus) de huit kilomètres et elle développe des lignes d'autobus ayant priorité sur les automobiles et aux feux de circulation. Ce sont toutes des options étudiées dans la région de Québec. Metz a quant à elle adopté les longs autobus de Van Hool, tout comme Luxembourg-Ville (Luxembourg) et Barcelone (Espagne).

Deux maires, deux classes

Pour sa première mission à l'étranger en plus de deux décennies d'implication politique, le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, assure avoir réduit au minimum ses frais de déplacement. Il en coûtera environ 2500 $ pour un billet d'avion en classe économique, les déplacements intérieurs et l'hôtel. Idem pour les deux représentants de la Société de transport de Lévis. Le maire de Québec a dû défendre récemment l'habitude qu'il a de voyager en première classe, ce qui augmente sensiblement la facture de ses déplacements. La conseillère de l'opposition Anne Guérette a demandé qu'il paie de sa poche la différence avec la classe économique, choisie pour ses collaborateurs. «Moi, je suis un gars qui a mal au dos, et quand je voyage, c'est pour la job», a répliqué M. Labeaume, jugeant l'attaque «mesquine».

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