Un an d'administration Lehouillier à Lévis

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Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier

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Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) Lundi marquera le premier anniversaire de l'assermentation des élus qui composent l'équipe du nouveau maire de Lévis. Le Soleil revient aujourd'hui sur cette première année au pouvoir pour Gilles Lehouillier en dégageant cinq faits marquants de son administration.

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Gilles Lehouillier et Régis Labeaume ont décidé de travailler ensemble pour mousser les attraits touristiques des deux villes et de faire front commun pour les transports.

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Les ponts rétablis entre Québec et Lévis

Les relations entre Lévis et la capitale n'ont pas toujours été au beau fixe. Sous Jean Garon, elles étaient minimales, puisque le maire était convaincu que sa Ville pouvait très bien se débrouiller sans Québec. Puis, sous Danielle Roy Marinelli, elles ont été généralement polies, mais parfois orageuses. Comme lorsque Régis Labeaume s'était attaqué publiquement à Mme Roy Marinelli, l'accusant de «petites trahisons».

Avec l'élection de Gilles Lehouillier, le ton a changé. «Le changement, c'est grâce à l'arrivée de Gilles Lehouillier», avait lancé le maire de Québec lors d'une rare visite à Lévis en mars. «On n'a pas d'esprit de clocher. On a compris que c'est ensemble qu'on va aller plus loin.»

Depuis, les deux nouveaux complices ont conclu de travailler ensemble pour mousser les attraits touristiques des deux villes et de faire front commun pour le transport. M. Lehouillier a d'ailleurs été invité à siéger au comité de suivi du plan de mobilité durable et Lévis participe aussi à l'étude sur le covoiturage. Dernièrement, les deux maires ont uni leurs voix pour se porter à la défense du pont de Québec, réclamant de son propriétaire, le Canadien National, qu'il agisse en bon citoyen corporatif et qu'il repeigne le pont.

Le seul désaccord cette année entre les deux maires est survenu sur la question des régimes de retraite. Alors que le maire de Québec tenait mordicus à ce que le gouvernement impose dans le projet de loi 3 le partage à parts égales des déficits passés, Gilles Lehouillier aurait préféré qu'on lui accorde une marge de manoeuvre pour s'entendre avec ses syndicats. C'est le premier qui a eu gain de cause...

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Une bouée pour le quartier des Constellations

La saga s'enlise depuis 2009. Plusieurs résidents du quartier des Constellations, à Saint-Jean-Chrysostome, vivent avec des problèmes de sol instable qui ont causé des dommages à leur maison.

En 2011, des citoyens se sont mobilisés et ont intenté un recours collectif contre la Ville de Lévis, à qui ils reprochent d'avoir délivré des permis de construction malgré le fait qu'elle connaissait l'instabilité des sols, ce que la municipalité a toujours contesté. À ce jour, la question n'a toujours pas été tranchée. L'administration Lehouillier a promis de poser un geste «humanitaire» pour aider les citoyens dont la maison est ou a été endommagée.

En décembre, la Ville a présenté un programme d'aide en collaboration avec la Société d'habitation du Québec. Un programme qui était déjà en préparation sous l'administration précédente, faut-il toutefois noter. Une subvention de 100 000 $ a été offerte à chacun des propriétaires pour les travaux effectués sur leur maison endommagée par les tassements de sol. Un an plus tard, le maire a annoncé que le programme allait être renouvelé, ce qui n'est toujours pas confirmé. Mais la bouée de sauvetage n'a été d'aucun secours pour les cas les plus lourds dont la maison a été déclarée perte totale en raison des dommages trop graves à la structure.

***

Règlements et bras de fer syndicaux

L'administration Lehouillier a réglé dans la dernière année, deux dossiers syndicaux qui traînaient depuis 2011.

D'abord, elle s'est entendue avec ses pompiers pour le renouvellement de leur convention collective. Puis, l'été dernier, avec ses policiers. Dans les deux cas, les contrats de travail étaient échus depuis décembre 2011.

Pour les policiers, le pas à franchir était grand, étant donné les relations tendues entre les parties. Le syndicat a souvent dénoncé le climat de travail difficile au sein du service de police et remis en question le leadership du directeur, Yves Charette.

Policiers et pompiers ont obtenu sensiblement les mêmes conditions, soient des augmentations salariales annuelles de 2 % pour les années 2012 et 2013 et de 2,5 % pour les années subséquentes. Les conventions collectives seront effectives jusqu'au 31 décembre 2017.

Le maire Lehouillier a bien averti ses cols blancs qu'ils bénéficieraient des mêmes conditions, pas un sou de plus. C'est avec ceux-là que les choses se corsent. Ils sont déterminés à discuter du régime de retraite à la table, ce que refuse la partie patronale, par «souci d'équité» avec les autres syndiqués.

Résultat : une journée de grève qui a paralysé les services municipaux le 3 novembre dernier et une autre à venir le 26. Chose qu'on n'avait pas vue depuis des années à Lévis. Malgré tout, les négociations se poursuivent toujours.

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Gilles Lehouillier a demandé des modifications au projet de réaménagement du secteur de la traverse afin que le quai puisse accueillir les navires. Ce qui sera possible dès 2016, une fois le chantier complété.

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Le quai Paquet ouvert aux bateaux de croisière

La Ville avait d'abord dit non. Accoster des bateaux de croisière au quai Paquet, dans le secteur de la traverse, c'était trop embarrassant et pas assez payant.

L'invitation avait été lancée par Québec, qui manquait d'espace pour accueillir les mastodontes des mers qui se pressent dans le Port à l'automne. Le Port de Québec avait suggéré à Lévis d'accueillir certains navires en période de forte affluence de croisiéristes. Le service du développement avait répondu que les installations du quai Paquet n'étaient pas pensées pour accueillir de tels paquebots.

Le maire nouvellement élu ne l'entendait pas ainsi. Il a fait revoir le dossier et a demandé des modifications au projet de réaménagement du secteur de la traverse afin que le quai puisse accueillir les navires. Ce qui sera possible dès 2016, une fois le chantier complété. La facture est cependant à l'avenant : elle a gonflé de 2,3 millions $, une somme qui sera assumée par la Ville.

Dernier rebondissement au dossier, la Ville a dû retirer le contrat à l'entrepreneur qui l'avait décroché. Cela a entraîné un retard dans le lancement du chantier, mais, assure Gilles Lehouillier, n'affectera pas l'échéancier prévu pour décembre 2015.

***

Le report de 63 millions $ de projets à la STLévis

Quand il est arrivé en poste, l'un des premiers gestes qu'a posés Gilles Lehouillier est d'«épurer» le programme triennal d'immobilisations (PTI), cette liste de projets municipaux qui sont planifiés pour les trois prochaines années. Le PTI a littéralement fondu, passant de 490 millions $ à 251 millions $.

En mars, le vérificateur général a demandé à la Société de transport de Lévis (STLévis) de procéder au même exercice, afin d'arrimer ses prévisions de dépenses à celles de la Ville. Le résultat a été spectaculaire: 63 millions $ de projets reportés.

Parmi eux, des projets majeurs, dont celui de l'aménagement de voies axiales sur le boulevard Guillaume-Couture entre Saint-Omer et le pont de Québec, l'achat d'autobus articulés et l'aménagement de voies réservées secondaires et de stationnements incitatifs. Les voies axiales sont la colonne vertébrale du réseau de transport amélioré que la Ville souhaite mettre en place d'est en ouest et elles devaient initialement accueillir le tramway. Gilles Lehouillier attendra le résultat de l'étude sur ce mode de transport avant de statuer sur ces aménagements.

Avec le maire de Québec, Régis Labeaume, il se rendra d'ailleurs en Belgique à la fin du mois, afin de voir de près des autobus qui pourraient remplacer le tramway. Un voyage qui pourrait bien être suivi d'un autre, alors que M. Lehouillier a marqué son intérêt pour accompagner Régis Labeaume lors d'une prochaine mission économique en Californie.

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