Grève à Lévis: pénalité salariale pour les employés solidaires

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Le maire de Lévis a indiqué que les services policiers étaient présents lundi à l'entrée de tous les bâtiments municipaux afin de permettre aux employés qui le désiraient d'entrer, malgré le blocage des cols blancs.

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Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) Les cols bleus et les professionnels de la Ville de Lévis qui ne sont pas entrés au boulot mardi en solidarité avec leurs collègues cols blancs qui étaient en grève subiront une pénalité sur leur chèque de paie.

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a avisé que la journée de mardi ne sera pas payée pour les quelque 160 cols bleus et 90 professionnels qui ont refusé de franchir les piquets de grève.

Et si d'autres journées de grève sont programmées, la même médecine s'appliquera. «Si d'autres personnes choisissaient de participer librement à une grève, c'est entendu qu'il n'y a pas de salaire au bout.»

Le maire a indiqué que les services policiers étaient présents mardi à l'entrée de tous les bâtiments municipaux afin de permettre aux employés qui le désiraient d'entrer, malgré le blocage des cols blancs.

La Ville a été forcée d'annuler toutes les activités de loisirs et les rencontres prévues à l'horaire en raison des moyens de pression exercés par ses fonctionnaires municipaux. Ainsi, les citoyens n'ont pas eu accès aux piscines, arénas, bibliothèques, centres de loisirs, chalets de services et gymnases scolaires mardi.

M. Lehouillier a indiqué que la Ville a consenti à s'accommoder de ces inconvénients pour une journée, mais qu'elle adopterait une autre stratégie si les débrayages se poursuivaient, comme l'ont évoqué les représentants syndicaux. «Si on avait un mouvement de grève qui pouvait s'étirer dans le temps, on passe à un autre scénario. Ce sont les cadres qui assurent les services directement à la population. Et notre objectif, c'est de maintenir le plus d'équipements possible ouverts.» Quitte à ce que les cadres passent la zamboni dans les arénas municipaux, a assuré le maire.

D'autre part, M. Lehouillier a tenu à féliciter les cols blancs pour la façon dont s'est déroulée la journée de grève. «Nous n'avons aucun reproche à leur faire. Ça s'est déroulé de façon très cordiale. On n'a pas eu le même brouhaha à Lévis qu'à Québec pendant l'assemblée du conseil.»

Le maire souhaite la poursuite des négociations, mais appelle les cols blancs à préciser leurs demandes à la table de négociation. «Veulent-ils encore qu'on bonifie les régimes de retraite? Veulent-ils qu'on négocie immédiatement pour qu'ils bénéficient d'une comptabilité séparée? C'est impossible. Il faut s'asseoir avec tous les syndicats pour ça.»

Le conseiller du Syndicat canadien de la fonction publique qui représente les cols blancs, Yanick Labrecque, a répété que les fonctionnaires ne demandent pas de bonification. «Nous voulons un réaménagement des paramètres en vigueur, mais avec le même argent.» 

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