Manif bruyante à l'hôtel de ville de Québec

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(Québec) Plusieurs centaines d'employés municipaux de Québec et de Montréal s'étaient donné rendez-vous lundi en fin d'après-midi pour manifester bruyamment contre le projet de loi 3 devant l'hôtel de ville de Québec, où se tenait un conseil municipal.

Une fois tous les autobus de manifestants arrivés, les différents chefs syndicaux de la Ville de Québec se sont succédé au micro, encourageant la foule à se faire entendre par Régis Labeaume. Le maire avait émis des doutes plus tôt cette semaine sur la force de mobilisation des syndiqués de Québec, ironisant que ces derniers devaient «importer des manifestants et quelques comédiens».

«On a 32 autobus qui sont là uniquement de cols blancs de Québec», a lancé Jean Gagnon, président du syndicat des cols blancs, en réponse aux propos de Régis Labeaume. «Pour nous, ça commence.»

Également présent, le porte-parole de la Coalition syndicale pour une libre négociation, Marc Ranger, ne s'est pas gêné pour dénoncer l'attitude «méprisante» du maire Labeaume envers ses employés municipaux. «Il y a un seul comédien à la Ville de Québec et c'est un clown», s'est exclamé M. Ranger à propos du maire sous une pluie de trompettes et d'applaudissements.

Dénonçant le «vol» dont ils sont victimes et agitant le spectre des tribunaux si le projet de loi 3 est voté dans sa forme actuelle, les chefs syndicaux ont également montré du doigt le déficit des régimes de retraite des élus municipaux et provinciaux, qui ne se voient pas demander de concessions. «Des petites chemises avec des boutons de manchette qui crachent sur le petit monde», selon Jean Gagnon. «Ça n'a aucun sens que la population soit derrière ce gouvernement-là», s'est-il désolé, avant de refuser de dévoiler la date du «grand dérangement», annoncé pour le mois de novembre.

Labeaume réagit

À l'intérieur de l'hôtel de ville, beaucoup d'agents de police avaient été ajoutés, mais l'ambiance est demeurée calme alors que la présence des manifestants était davantage... musicale. On entendait distinctement la musique que crachaient les haut-parleurs placés rue des Jardins avec un choix varié, allant du rock lourd de Rammstein aux rythmes dansants de Bruno Mars. «La musique est bonne, je trouve qu'il y a un bon choix, comme on aime», a lancé le maire Régis Labeaume en point de presse dans son bureau avant la séance du conseil municipal.

Le maire a aussi réagi lorsqu'en plein échange, la chanson Les comédiens de Charles Aznavour a retenti, en réponse à ses propos de la semaine dernière. «C'est bon ça», a lancé Régis Labeaume.

Les échanges entre élus ont été ponctués de bruits de sirènes et de musique. La présidente du conseil Geneviève Hamelin a même dû demander aux conseillers de demeurer assis pendant leurs interventions afin que la télévision capte bien leurs propos.

Sur le fond de la question, les syndiqués opposés au projet de loi 3 ont tout le loisir de manifester, a dit le maire de Québec. «On est en démocratie, ils peuvent faire ce qu'ils veulent.» «Mais ça ne changera absolument rien», a-t-il ajouté quant aux mesures contenues dans ce projet de loi. Au premier chef, Régis Labeaume tient mordicus au partage des déficits passés entre la Ville et des employés, principale cause de la grogne syndicale. M. Labeaume a aussi dit lundi souhaiter une adoption rapide de la loi pilotée par le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau.

«Il faut que ce soit voté pour les Fêtes parce qu'il y a des échéances au 1er janvier et au 1er février», a-t-il dit.

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