Le syndicat des pompiers coûte cher à ses membres, accuse Labeaume

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Le maire de Québec Régis Labeaume a commenté lundi pour la première fois de vive voix le dénouement dans le dossier du renouvellement de la convention collective des pompiers de Québec.

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Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) À cause de l'attitude de leur syndicat, les pompiers ont perdu des milliers de dollars depuis 2007 dans la négociation qui a traîné en longueur et qui s'est conclue devant l'arbitre, croit le maire de Québec. Le syndicat réplique que c'est l'entêtement de l'administration Labeaume qui coûte cher aux contribuables.

Le maire de Québec a commenté lundi pour la première fois de vive voix le dénouement dans le dossier du renouvellement de la convention collective des pompiers de Québec. La semaine dernière, l'arbitre du ministère du Travail a tranché le litige qui s'étirait depuis sept ans entre les deux parties, et a dicté les paramètres du contrat de travail qui s'étendait de 2007 à 2010.

L'arbitre a octroyé un montant forfaitaire de 2 % pour l'année 2007, et des augmentations à l'échelle salariale de 2 % pour 2008 et 2009, ainsi que de 1 % à partir du 31 décembre 2009.

Pour ce qui est du régime de retraite, il a tranché que les pompiers devront assumer 45 % des coûts du régime de retraite, contre 55 % pour la Ville.

«Les pompiers perdent de l'argent depuis plusieurs années avec le comportement de leur syndicat. Jusqu'à la décision de l'arbitre, ça faisait sept ans qu'ils n'avaient pas d'augmentation de salaire. Ça, avec intérêt, ça fait à peu près 16 % à 17 % du salaire que vous ne percevez pas», a calculé Régis Labeaume.

Cette perte, les pompiers doivent l'imputer à leur propre syndicat, estime le maire. «Ils ont attendu tout ce temps-là. Ils n'avaient pas l'argent des augmentations dans leurs poches. Ils ont perdu leur rendement sur cet argent-là dans le fonds pour arriver exactement au même point que les autres syndicats. L'attitude du syndicat des pompiers fait en sorte que leurs membres perdent de l'argent.» 

Maintenant que le projet de loi 3 imposera le partage à 50-50 des coûts et des déficits des régimes de retraite, les pompiers devront encore contribuer davantage, ajoute-t-il. «Je ne sais pas s'ils vont se questionner un jour.»

Le Syndicat des pompiers de Québec refuse qu'on le taxe d'être responsable de l'allongement des délais. Il y voit une vaine tentative de «retourner les membres contre nous». «C'est nous qui a fait des offres pour négocier avant la fin de l'arbitrage. Ça a été refusé par la Ville», rappelle le président Éric Gosselin.

Loin d'avoir été inutile, dit-il, le processus d'arbitrage a permis de maintenir des pans importants de la convention collective, que la Ville s'entêtait à vouloir réduire, notamment en ce qui concerne les congés et les temporaires. «Quand il [le maire] vient dire qu'il a eu gain de cause et qu'on a dépensé inutilement, c'est totalement faux. On a protégé notre convention collective. Quand il vient dire qu'on coûte trop cher à nos membres, moi je lui dis qu'il coûte énormément cher aux citoyens de Québec. L'arbitrage de différend des pompiers a coûté au bas mot 2 millions $ pour un résultat qui aurait pu être négocié.»

La Ville et les pompiers devront maintenant s'asseoir pour établir les conditions qui prévaudront pour la période qui s'est écoulée entre 2010 et aujourd'hui. Le maire Labeaume avise que les pompiers ne doivent pas s'attendre à se voir accorder un traitement différent de ce qui a été consenti aux autres groupes d'employés. Ceux-ci ont tous obtenu le même modèle de convention. «N'ayez aucun doute. Pour les quatre dernières années, ce qu'on a conclu avec les autres syndicats, ça va s'appliquer aux pompiers aussi.»

Il ne fonde pas beaucoup d'espoir en cette nouvelle ronde de négociation. «Le syndicat dit toujours qu'il veut négocier, mais il ne négocie jamais. Ils mentent.»

Éric Gosselin réplique qu'il est prêt à s'asseoir «dès ce soir» à la table des négociations. Il voit d'ailleurs d'un bon oeil l'arrivée d'un nouveau chef du service de la sécurité incendie, Christian Paradis.

 Peut-être l'occasion de partir sur de nouvelles bases.

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