Palmarès des municipalités: Saint-Augustin songe à une baisse de services

Le maire de Saint-Augustin, Marcel Corriveau... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Le maire de Saint-Augustin, Marcel Corriveau

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Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) Il faudra des changements dans l'agglomération sinon Saint-Augustin, qui est «fragile» financièrement, pourrait être forcée de sabrer les services de proximité comme la culture, les loisirs et le déneigement, avise le maire Marcel Corriveau.

«Je dois vous dire que notre situation financière est fragile», lance sans détour le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures, Marcel Corriveau.

«Il y a 50 % du budget qu'on ne contrôle pas, qui s'en vont pour des dépenses d'agglomération. [...] C'est difficile à avaler. Ça explique pourquoi nos services municipaux sont très élevés à Saint-Augustin, a réagi le maire, en référence au palmarès des coûts des services municipaux publié mardi dans nos pages. Saint-Augustin comme L'Ancienne-Lorette, les deux villes défusionnées, faisaient piètre figure dans le classement concocté par des chercheurs de l'École des hautes études commerciales. Elles offrent des services près de trois fois plus chers que dans les villes de taille semblable.

La quote-part, a répété M. Corriveau, est passée de 11,8 millions $ en 2008 à 23 millions $ cette année, une augmentation moyenne de 13 % par année.

Le maire fait remarquer que Québec est aussi parmi les villes qui offrent des services municipaux à fort prix. Puisque Saint-Augustin reçoit une partie de la facture de certains de ces services (comme la police et le service de protection contre l'incendie), elle est pénalisée à son tour, dit M. Corriveau. «On est une municipalité de 20 000 personnes. On paie une quote-part pour des services d'une grande ville. Nos services ne se sont pas améliorés depuis 2008.»

Le palmarès notait cependant des dépenses élevées pour les services de proximité, comme les loisirs, la culture, le déneigement, la voirie, le recyclage et l'entretien du réseau d'égout, qui n'ont rien à voir avec l'agglomération. Le maire se justifie en disant que son administration a fait le choix politique d'offrir «un service de qualité».

Mais cela pourrait bientôt être remis en question. «On est rendu à un point où il va falloir revoir les services de proximité et les diminuer. Ce n'est pas acceptable. On n'a pas de contrôle sur les dépenses d'agglomération qui augmentent de façon exponentielle.»

Analyse

L'administration Corriveau est à analyser quels secteurs pourraient subir des coupes, soit dans les services ou dans la fonction publique. Le maire n'a pas voulu identifier de postes de dépenses particuliers. Mais même s'il ne souhaite pas en venir là, il n'écarte pas des réductions de service en loisir et en culture.

La Ville ne songe «pas pour le moment» à la possibilité de donner en sous-traitance le déneigement, qu'elle effectue depuis 2006 en régie. «Mais à un moment donné, c'est sûr qu'on va avoir des décisions à prendre.» Il faudra évaluer les coûts de deux options, en fonction de la qualité de service qu'on veut offrir, fait pour sa part valoir le directeur général, Robert Doré.

Chose certaine, si on veut améliorer les choses, le gouvernement devra revoir de fond en comble la structure actuelle de l'agglomération, qui ne fonctionne pas, martèle le maire Corriveau.

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