Sécurité accrue autour de Régis Labeaume

Régis Labeaume, qui voyage habituellement dans une berline... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

Régis Labeaume, qui voyage habituellement dans une berline conduite par son chauffeur, est descendu vendredi matin d'un camion noir massif aux vitres teintées.

Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) La sécurité autour du maire Régis Labeaume a été haussée d'un cran. Le maire de Québec a troqué sa berline de fonction pour un camion et est accompagné de deux policiers en civil lors de ses sorties publiques.

Le maire a fait une arrivée remarquée, ce matin, alors qu'il participait à une conférence de presse à la Cité verte pour une annonce en habitation. Lui qui voyage habituellement dans une berline conduite par son chauffeur est descendu d'un camion noir massif aux vitres teintées.

Deux policiers en civil l'accompagnaient et ont assuré une surveillance discrète tout au long de la conférence de presse.

Le ministre du Travail et responsable de la Capitale-Nationale, Sam Hamad, participait aussi à l'annonce. M. Hamad est arrivé avec sa voiture habituelle et son personnel politique.

Questionné sur ce changement, en cette semaine marquée par deux attentats sur des militaires canadiens, le maire a d'abord lancé cette phrase, un sourire en coin: «C'est parce qu'on a eu une crevaison.»

Puis, il s'est limité à ce commentaire: «Je suis désolé. La sécurité, pour que ça fonctionne, il ne faut pas trop en parler.» Il n'a pas été possible d'en tirer davantage.

La semaine de M. Labeaume a été plutôt mouvementée sur la question de la sécurité. Mardi, après l'attentat contre des militaires, à Saint-Jean-sur-Richelieu, le maire avait exprimé une inquiétude pour sa sécurité, en avançant qu'un «loup solitaire» pourrait s'en prendre à des personnalités publiques. «La question est que si vous voulez faire un coup d'éclat, quelles sont les 10 premières personnes au Québec à qui vous vous attaquez?»

Le lendemain, alors que toute la colline parlementaire d'Ottawa était sous confinement à la suite de la fusillade qui a emporté le soldat Nathan Cirillo, M. Labeaume n'avait pas voulu s'adresser aux journalistes et avait filé à Montréal, où il avait un engagement. Un geste que lui avait reproché le chef de l'opposition, Paul Shoiry, qui estimait que «c'est le rôle d'un maire d'être sur place, de rencontrer les médias et de rassurer la population».

De retour à Québec jeudi, Régis Labeaume avait tenu à préciser son intervention de mardi. «Je vous ai lancé bien naïvement comment je me sentais moi. Je veux préciser que je ne me sens pas comme dans les 10 personnes les plus importantes au Québec. [...] Au total, je ne suis pas sûr que j'avais tort avec ce qui s'est passé [à Ottawa].»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer