Îlot Esso: Anne Guérette menace de poursuite le promoteur

En octobre 2013, dix jours avant les élections,... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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En octobre 2013, dix jours avant les élections, Anne Guérette était accusée publiquement par le promoteur David Grondin d'avoir distribué des croquis inexacts et des fausses informations concernant le projet d'immeuble à condos à l'îlot Esso.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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Samuel Auger
Le Soleil

(Québec) La conseillère municipale Anne Guérette a mis «son pied par terre» dans le dossier de l'îlot Esso et exigeait d'ici ce matin des excuses publiques du promoteur immobilier David Grondin, en plus du remboursement de ses frais d'avocat. Sans quoi elle promet d'intenter une poursuite judiciaire en diffamation.

L'élue municipale contre-attaque dans la saga de l'îlot Esso. En octobre 2013, 10 jours avant les élections, Anne Guérette était accusée publiquement par le promoteur David Grondin d'avoir distribué des croquis inexacts et des fausses informations concernant le projet d'immeuble de condos à l'îlot Esso, coin boulevard René-Lévesque et avenue Cartier.

Le promoteur avait déposé une plainte auprès du ministère des Affaires municipales, demandant qu'une enquête soit ouverte concernant les «manquements à l'éthique» d'Anne Guérette. Celle-ci a tenté pendant plusieurs mois d'en savoir plus sur cette plainte et la conclusion de l'enquête. En vain, déplore-t-elle.

Raison? La plainte n'aurait jamais été complétée, a-t-elle appris il y a quelques semaines. «Il apparaît clair que le promoteur a agi de mauvaise foi. Le promoteur a essayé de me faire taire, de m'intimider, d'atteindre à ma réputation, en plein coeur de la campagne électorale», lance aujourd'hui Anne Guérette.

En laissant planer le spectre d'une plainte en éthique - mais sans la compléter -, le promoteur aurait selon elle causé des dommages à sa réputation. Et cela sans lui permettre d'assumer sa défense, estime Anne Guérette. «Il a franchi les limites de l'infranchissable», avance-t-elle. «Je comprends que nous, comme élus, on a le dos large. Il y a bien des affaires qui se brassent dans les médias. On doit être capable de vivre avec ça. Mais je considère que M. Grondin est allé trop loin. Je mets mon pied par terre et j'exige qu'il se rétracte, qu'il s'excuse, sinon je le poursuis en diffamation.»

Mise en demeure

La conseillère municipale a expédié une mise en demeure à l'homme d'affaires. Elle lui a donné jusqu'à ce midi pour formuler des excuses, et demande le remboursement de 1500 $ en frais d'avocat.

Le promoteur David Grondin n'a pas rappelé Le Soleil, vendredi. En 2013, il avait proposé un édifice desix étages pour l'îlot Esso, un projet finalement rejeté par référendum. En janvier dernier, il est revenu à la charge avec une construction de quatre étages. Cet immeuble devrait voir le jour, car sa hauteur respecte le zonage déjà en vigueur.

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