Formation contre le harcèlement psychologique dans les casernes de Québec

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(Québec) La Ville de Québec investit 84 000 $ pour contrer le harcèlement psychologique chez les pompiers.

Au moment où règne un climat tendu dans les casernes, l'administration Labeaume vient de donner un contrat à la firme GDCF pour mettre sur pied un programme «portant sur l'incivilité et le harcèlement psychologique en milieu de travail». La formation est conçue spécialement pour les 450 employés du Service de protection contre l'incendie, autant les pompiers syndiqués que les membres de la direction.

À la Ville, on justifie cette formation par le fait que depuis 2008, huit plaintes ont été traitées uniquement pour le Service de protection contre l'incendie. 

En comparaison, seulement quatre plaintes ont été jugées fondées dans l'ensemble des autres corps d'emploi de la Ville depuis 2005.

En février 2013, cinq pompiers avaient notamment écopé de suspensions pour avoir harcelé psychologiquement leur supérieur immédiat, entre novembre 2009 et février 2012. Une firme externe embauchée par la Ville avait conclu que le chef en question avait bel et bien été victime de harcèlement.

«C'est en lien avec tout ce qu'on a eu comme enquêtes administratives. Il est important de travailler en amont pour que ces événements n'arrivent pas», a commenté au Soleil le président du syndicat des pompiers, Éric Gosselin.

Il assure que les membres du syndicat collaboreront entièrement aux séances de formation qui commenceront d'ici la fin de l'année pour se poursuivre en 2015. Et ce, même si les relations ont été tendues entre employés et patrons ces dernières années.

Les pompiers de Québec sont sans convention collective depuis 2006 et le résultat d'arbitrage devra être connu sous peu.

«Jamais on n'a fait de moyens de pression pour ne pas avoir ou ralentir la formation. Au contraire, on en demande», assure M. Gosselin.

Si le terme incivilité est inscrit dans le mandat décrit dans la décision du comité exécutif rendue publique mardi, le chef syndical parle plutôt «rafraîchissement» sur la portée de la Loi sur le harcèlement psychologique.

«Il est pertinent que les salariés comme les cadres soient mis à jour sur la loi. La civilité en milieu de travail, c'est qu'est-ce qui n'est pas acceptable, mais qui l'était avant», dit-il.

Si «les comportements ont changé» dans les casernes, il reste que les pompiers n'ont pas un milieu de travail comme les autres, estime M. Gosselin.

«On fait des 14, voire des 24 heures en ligne avec les mêmes personnes. La proximité est forte», note-t-il. Si cette proximité peut être positive, elle peut aussi être la source de frictions. Et cela, dit-il, fonctionne «des deux côtés». Un cadre peut aussi être le harceleur, note M. Gosselin.

Et le harcèlement peut être sournois. «La personne qui le fait ne se rend pas compte exactement de son agissement. Il est important que les gens sachent jusqu'où ils ont des droits. Comme ça, tout le monde sera outillé pour faire le diagnostic d'une situation et pourront les prévenir pour que ça arrive le moins possible.»

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