Québec: le syndicat contestera le congédiement de 50 employés des bibliothèques

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Le président du Syndicat des fonctionnaires municipaux de la Ville de Québec, Jean Gagnon

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(Québec) Le mandat a été confié aux avocats: le syndicat des fonctionnaires municipaux contestera devant la Commission des relations du travail le congédiement annoncé de 50 employés temporaires des bibliothèques de Québec.

Le président du syndicat des cols blancs, Jean Gagnon, ne décolérait pas mardi au lendemain de l'annonce de la privatisation du réseau des bibliothèques de Québec.

«C'est clair. On va le faire, le combat. Le mandat a été confié aux avocats», a-t-il confirmé, bien déterminé à défendre les 50 employés temporaires qui n'ont aucune garantie d'être réembauchés par l'Institut Canadien, à qui sera confiée la gestion de toutes les succursales des bibliothèques de Québec dès le 1er juillet.

Cet organisme fondé en 1848 gérait déjà la moitié des bibliothèques du territoire de Québec.

Si 75 employés permanents continueront à être payés par la Ville aux conditions des fonctionnaires municipaux, 50 temporaires, surtout des commis, sont mis à pied, a annoncé lundi la conseillère Julie Lemieux. Tous seront rencontrés et certains pourront être réembauchés une fois que l'Institut Canadien aura évalué les besoins ces prochaines semaines.

«Nid à griefs»

Les modalités de la contestation syndicale sont actuellement en élaboration, a poursuivi Jean Gagnon.

«Ça va se régler à la Commission des relations de travail. Des griefs, des procédures, ordonnances de toutes sortes», a énuméré le chef syndical en qualifiant le contrat entre la Ville et l'Institut Canadien de «nid à griefs».

«La base de notre frustration est qu'ils sacrent 50 employés dehors et qu'ils n'ont même pas d'obligation de les réembaucher», a ragé M. Gagnon. «Ce gars-là bafoue les lois du travail au Québec», a-t-il lancé en parlant du maire de Québec, Régis Labeaume.

Le fait que certains pourront rester employés de bibliothèque ne trouve pas grâce aux yeux du chef syndical. «Tu ne peux pas congédier quelqu'un qui, du jour au lendemain, va faire la même job sur la même chaise après avoir été congédié et réembauché», a dénoncé M. Gagnon.

La ville blindée?

Du côté de la Ville de Québec, la conseillère Julie Lemieux a assuré lundi que l'administration Labeaume agissait en toute légalité quant au sort de ces 50 employés temporaires. La Ville a fait faire des expertises par des services juridiques internes et externes, a-t-elle assuré.

Jean Gagnon ne croit pas une minute à ces analyses préventives. Il rappelle que la Ville devra dédommager les employés manuels pour avoir privatisé une partie de la collecte des ordures ménagères. Les cols bleus demandent plus de 5 millions $ en compensation dans cette cause actuellement entre les mains de l'arbitre du travail Denis Gagnon qui rendra sa décision d'ici la fin juin.

«J'ai hâte de voir les études, a dit Jean Gagnon. Ils les avaient fait faire aussi pour les ordures ménagères et ils seront peut-être obligés de payer 5 millions $. Ils avaient dit la même chose, qu'ils étaient blindés.»

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