Régimes de retraite: l'offensive publicitaire de la Ville de Québec débute mal

«On veut que les gens sachent, écoutent et... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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«On veut que les gens sachent, écoutent et comprennent. On veut être pédagogues», a commenté le maire Régis Labeaume sur la campagne publicitaire de la Ville de Québec.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Publicités radio et dans les journaux : la Ville de Québec ne lésine pas sur les moyens pour convaincre la population de se préoccuper du déficit des régimes de retraite. Elle a investi 12 000 $ dans la promotion d'un comité plénier sur ce sujet au coeur d'un acrimonieux bras de fer entre l'administration Labeaume et les syndicats.

Une telle campagne publicitaire constitue du jamais vu pour inviter la population à assister à l'hôtel de ville ou à regarder sur MaTV une séance d'information aux élus qui se tiendra le 27 février à 18h.

Dans la publicité diffusée jeudi sur trois chaînes de radio, la Ville incite les citoyens à en savoir plus sur le déficit des régimes de retraite qui «pèse de plus en plus lourd» sur les finances de la Ville.

«On veut que les gens sachent, écoutent et comprennent. On veut être pédagogues», a commenté le maire Régis Labeaume en fin de journée jeudi.

Mais la campagne de publicité a bien mal commencé jeudi. Les publicités radio en matinée mentionnaient le 26 février. Or, cette soirée est la même que celle du cocktail-bénéfice du nouveau parti Démocratie Québec de la conseillère d'opposition Anne Guérette.

Le maire Labeaume assure que son administration ignorait la tenue de cette activité diffusée sur la page Facebook de Démocratie Québec depuis le 12 février.

Comme Mme Guérette a demandé un tel comité plénier, le tenir en son absence aurait créé «un chiard politique», a estimé M. Labeaume. «On ne veut pas se faire taxer de ne pas être transparents. Alors on va le faire pour Mme Guérette.»

La Ville a donc retiré les publicités le temps de changer la date pour le 27 février. Les reprendre pourrait coûter «entre 2000 $ et 3000 $» en temps d'antenne perdu, selon le porte-parole de la Ville Jacques Perron.

Solidarité des indépendants

Le Soleil a toutefois appris que la décision n'aurait pas été motivée par la seule absence d'Anne Guérette. Solidaires, les quatre autres élus indépendants auraient fait part de leur intention de bouder le comité s'il se tenait sans la conseillère.

Cette campagne publicitaire a fait bondir le président du syndicat des cols blancs, Jean Gagnon. «Ils veulent nous faire mal paraître. Ils ont intérêt à ce qu'il y ait le plus de monde possible qui l'écoute», a commenté M. Gagnon, qui dit être en train de «préparer une riposte».

Le syndicat compte opposer ses propres chiffres, moindres, sur ce qu'il estime être la véritable ampleur du déficit, selon M. Gagnon, qui n'exclut pas être présent à l'hôtel de ville mercredi soir.

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