Jean Gagnon poursuit Régis Labeaume pour 75 000 $

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Le président du syndicat des cols blancs de la Ville de Québec, Jean Gagnon

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(Québec) Le président du syndicat des cols blancs poursuit le maire Régis Labeaume pour 75 000 $. Jean Gagnon dépose aussi un grief de harcèlement psychologique contre la Ville de Québec pour les propos du maire faisant allusion à son « burnout ».

M. Gagnon réclame 50 000 $ en dommages moraux et 25 000 $ en dommages punitifs. La requête a été déposée mardi devant la Cour supérieure.

Le chef syndical dépose aussi un grief de harcèlement psychologique contre la Ville de Québec pour les propos « hostiles » du maire Labeaume, « portant atteinte à la dignité et à l'intégrité psychologique et physique de M. Gagnon », peut-on lire dans un communiqué publié mardi.

Selon le syndicat des cols blancs, la Ville de Québec doit rappeler qu'il lui appartient, à titre d'employeur, « de s'assurer que le milieu de travail est exempt de toute forme de harcèlement psychologique ». « Par son inaction, la Ville contrevient à la convention collective ainsi qu'à la Loi sur les normes du travail », estime le syndicat.

« Au bout de sa chaîne »

L'histoire remonte à décembre alors qu'accusé par M. Gagnon de « mentir » dans le dossier des tables de mortalité utilisées pour calculer les régimes de retraite, Régis Labeaume avait explicitement fait allusion à l'état de santé de M. Gagnon, en retour progressif après six mois de repos.

« J'adore M. Gagnon », avait ironisé le maire de Québec. « Mais il est toujours au bout de sa chaîne. Le problème est qu'il va retourner en burnout à un moment donné », avait-il poursuivi.

Ces propos, rapportés dans Le Soleil du 21 décembre, ont fait bondir Jean Gagnon et le Syndicat des fonctionnaires municipaux, qui avaient envoyé une mise en demeure au maire.

Le jour même, M. Labeaume s'était excusé par la voix de son attaché de presse, Paul-Christian Nolin. Le maire lui-même a par la suite réitéré ses excuses sur les ondes du FM93 et par communiqué.

Mais les excuses n'ont pas suffi. Dans la requête, le syndicat allègue que le ton des excuses « banalise les propos tenus », notamment lorsque à la radio, le maire Labeaume a souhaité « joyeux Noël » à M. Gagnon en lui demandant « d'arrêter ça ».

Enfin, le chef syndical juge d'autant plus inacceptable que les propos en allusion à sa santé viennent « d'une figure publique aussi médiatisée » à l'heure où « des efforts sont faits pour éliminer les préjugés concernant les questions de harcèlement psychologique et de santé mentale ».

En novembre, Jean Gagnon a été condamné à verser 7500 $ au maire Labeaume qui en demandait 200 000 $, pour des propos jugés diffamatoires. Il avait lié les contrats accordés aux entreprises privées par des municipalités aux coffres des formations politiques.

« Je ne sais pas quoi vous dire », a commenté mardi Régis Labeaume à propos de la poursuite. « Ça va encore coûter des dizaines de milliers de dollars à la Ville », a-t-il ajouté.

« Il faut-tu que je m'excuse à tous les jours? On va regarder ça. À un moment donné, ça n'a plus de bon sens », a-t-il lancé.

Avec la collaboration d'Isabelle Mathieu

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