Carrefour St-Romuald: la firme des promoteurs représente Lévis

Un ruisseau traverse le terrain où sera construit... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Un ruisseau traverse le terrain où sera construit le futur Carrefour Saint-Romuald. La firme des promoteurs, Placements D.T., s'est engagée à le réaménager.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) L'inventaire des milieux humides sur les lieux du futur Carrefour Saint-Romuald a été réalisé par Roche, pour qui travaillent deux des actionnaires de Placements D.T. La Ville de Lévis a d'ailleurs payé la firme des promoteurs pour qu'elle la représente dans ce dossier auprès du ministère de l'Environnement.

Le contrat de 15 000$ est qualifié de «mineur» par l'administration municipale. Roche avait pour mandat d'obtenir «toutes les autorisations nécessaires en lien avec l'article 22 de la Loi sur la qualité de l'environnement pour le remblayage d'une partie du cours d'eau intermittent qui est localisée sur le tracé du futur lien routier G». Ce cours d'eau et le milieu humide environnant ont été classés de «faible valeur écologique».

En vertu des règles environnementales québécoises, les promoteurs sont tenus de réaliser un inventaire précis des milieux humides présents sur les terres à développer, puis de détailler comment ils entendent les préserver ou les compenser s'il y a destruction.

La Ville de Lévis fait partie de l'entente intervenue avec le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs. Avant d'accorder le certificat d'autorisation, celui-ci a exigé un projet de compensation d'un hectare, soit l'équivalent de ce qui a été détruit.

Placements D.T. s'est donc engagé à réaménager le ruisseau à la Loupe, qui traverse ses terrains, sur une distance de 0,28 hectare. Il a aussi versé 116 250,12$ à la Ville de Lévis afin qu'elle réalise un projet de compensation environnementale pour la superficie restante. Celui-ci se fera dans le bassin versant du ruisseau Cantin, un corridor vert que la municipalité veut valoriser.

Alain Blanchette, le chef de cabinet de la mairesse Danielle Roy Marinelli, affirme qu'il était logique et rentable pour la Ville de travailler à partir des données préparées par Roche plutôt que de payer pour un nouvel inventaire. Que la firme ayant réalisé les travaux soit liée de près aux promoteurs ne l'embête pas, puisque les professionnels impliqués sont membres d'un ordre professionnel et que les données ont été révisées par des employés municipaux.

Au ministère de l'Environnement, le porte-parole régional, Frédéric Fournier, n'était pas au courant des liens entre Denis Saint-Cyr, Ronald Godbout et Roche. Il a toutefois fait valoir lui aussi que les fonctionnaires provinciaux repassaient les dossiers.

Un autre contrat de 19 000$ a été accordé à Roche pour les plans du raccordement du chemin Filteau et du nouveau parc de maisons mobiles de Saint-Nicolas, où sont désormais installés les locataires de Place de la Vanoise.

La conception des plans des liens F et G a toutefois échappé à Roche pour une question d'argent et non d'éthique. C'est Génivar qui a obtenu le contrat pour un montant de 550 580$ avant taxes. Cinq autres entreprises avaient déposé une soumission jugée conforme. Celle de Roche était la plus élevée à 602 515$.

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