«C'est assez ordinaire. C'est comme dans le temps des Fêtes si ton beau-frère t'invite à souper et que tu arrives et qu'il n'est pas là», a réagi la vice-présidente du Syndicat des fonctionnaires municipaux, Linda Bélanger. Elle fait justement partie des «quarts-de-siècle» qui seront honorés ce soir.
«Sur le carton d'invitation, c'est bien indiqué que c'est le maire qui nous convie à un dîner pour fêter nos 25 ans de service», a déploré Mme Bélanger.
M. Labeaume, qui reviendra de vacances lundi, sera plutôt représenté à la cérémonie par le maire suppléant, la conseillère Michelle Morin-Doyle, a indiqué l'attaché de presse du maire, Paul-Christian Nolin. De nombreux élus, directeurs de services et chefs syndicaux participeront à la fête.
«C'est déjà arrivé que le maire n'y soit pas. Ce n'est pas une première», a toutefois nuancé M. Nolin.
Cette soirée annuelle qui se déroule au Château Frontenac devait avoir lieu à l'automne, avant d'être remise en janvier.
Du côté du Syndicat des cols bleus, le président Marc-André Dufour a préféré prendre l'absence du maire avec un grain de sel. «C'est pas plus grave que ça, il a peut-être besoin de repos, il est en train de célébrer sa quatrième position», a-t-il ironisé en allusion à la position décrochée lundi par M. Labeaume au palmarès des meilleurs maires au monde selon la fondation britannique City Mayors.
Sur une note plus sérieuse, M. Dufour, qui sera présent à la soirée où seront honorés 35 cols bleus, a rappelé qu'aux yeux des employés manuels, cette fête se voulait aussi une sorte de test à l'heure des relations tendues entre le maire et les syndicats. Le climat de cette soirée aurait, dit-il, contribué à «tester la température de l'eau» dans le contexte où les cols bleus évalueront à la fin du mois s'ils reprennent ou non leur grève des heures supplémentaires. «Si ce n'est pas cette fois-ci, ça va avoir lieu plus tard. On lui souhaite du repos et de nous revenir en forme», a-t-il conclu.