Retraites: Labeaume doit cesser de jouer «à Tarzan», avertit Arsenault

Le patron de la FTQ, Michel Arsenault, déplore... (Photo: Édouard Plante-Fréchette, archives La Presse)

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Le patron de la FTQ, Michel Arsenault, déplore l'attitude bagarreuse du maire de Québec, Régis Labeaume, et maintient qu'une entente est possible aux tables de négociations.

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(Québec) Le président de la FTQ, Michel Arsenault, demande au maire Régis Labeaume de cesser de jouer à Tarzan et d'insulter les syndiqués sur la place publique. Il l'invite plutôt à régler aux tables de négociations les problèmes entourant les régimes de retraite.

«Des relations de travail, ça ne se règle pas sur la place publique en insultant les syndiqués et leurs représentants», a déclaré au Soleil le président Arsenault à la suite d'une conférence de presse donnée, jeudi, sur les enjeux qui attendent syndicats et patrons en 2013. «C'est pas en jouant à Tarzan que tu vas réussir à attacher des dossiers», ajoute-t-il.

Ce message, il l'adresse au maire de Québec. L'an passé, M. Labeaume a fait de son cheval de bataille la nécessité de revoir le calcul des régimes de retraite des employés municipaux. Il a même demandé au printemps des changements aux lois municipales et à celles du travail. À Québec, le déficit accumulé des régimes de retraite était estimé à 750 millions$ lors du dépôt du dernier budget.

Des coups de gueule

En 2012, le maire a multiplié les coups de gueule envers les syndicats, qu'il accuse de ne pas vouloir coopérer. «Je l'invite à avoir un peu plus de respect. Je suis convaincu qu'on peut trouver une solution», lance le président. Du même souffle, il ajoute que «ce n'est pas le même soulier qui fait à tout le monde».

Il prend pour exemple le renouvellement, l'automne dernier, de la convention collective des cols bleus de la Ville de Montréal. «Souvenez-vous de la réputation de ces gens-là. On a réussi à régler ça deux, trois mois d'avance. On a amené des réaménagements au fonds de pension, tout en gardant les prestations déterminées. C'est le même syndicat à Québec», précise-t-il, faisant référence aux cols bleus de la capitale, affiliés au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ).

«On est des gens intelligents. On est capables de trouver des solutions. Au Québec, on a un problème [avec les régimes de retraite], et je ne me mets pas la tête dans le sable. Il y a un tiers des travailleurs qui a un bon fonds, un autre tiers qui ne met pas assez d'argent de côté et un dernier tiers qui n'a aucun fonds. La solution, ce n'est pas d'enlever les fonds à ceux qui en ont un.»

Améliorer la RRQ

M. Arsenault a insisté, hier, sur le fait qu'il faut plutôt améliorer la Régie des rentes du Québec (RRQ). «C'est le régime public le moins payant de tous les pays de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques)», clame-t-il.

Comme des modifications au RRQ s'effectuent dans un cadre fédéral, il félicite le nouveau ministre des Finances, Nicolas Marceau, qui semble ouvert à convaincre d'autres ministres des Finances provinciaux d'en changer les modalités. Chose que se refusait de faire l'ancien ministre des Finances, Raymond Bachand, déplore M. Arsenault.

La FTQ fera d'autres représentations en 2013 pour que les gouvernements apportent des bonifications au régime public «plutôt que de perdre ses énergies à la mise sur pied de régimes volontaires d'épargne-retraite coûteux et désengageant les employeurs de leurs responsabilités», conclut le président.

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