La Grande Allée s'éclate

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Sophie Gall
Le Soleil

(Québec) Sur la Grande Allée, 2012 s'est terminée avec le volume «dans le piton». Si, avant l'arrivée de D.J. Boy George, l'ambiance était déjà bien réchauffée, quand il a investi la scène, la rue s'est transformée en raz de marée dance et électro. La foule était si compacte que la traverser relevait de l'inconscience. Il ne restait qu'une chose à faire: danser.

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La soirée s'est terminée avec un Boy George «déchaîné» au Maurice, après qu'une foule très compacte eut dansé sur la Grande Allée au son de ses platines pour la dernière heure de 2012.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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La foule sur Grande-Allée le 31 décembre était si compacte que la traverser relevait de l'inconscience. Il ne restait qu'une chose à faire: danser

Le Soleil, Caroline Grégoire

L'interprète et compositeur anglais, qui a connu ses heures de gloire dans les années 80 avec Culture Club, s'est reconverti en D.J... et ce rôle lui va plutôt bien. Lundi soir, il a fait tourner ses platines mixant des tubes dansants, rythmés et dont certains étaient assez connus pour que la foule les entonne joyeusement. On a rarement vu la Grande Allée si remplie, et ce succès a galvanisé Boy George. «C'est la meilleure nuit du Nouvel An que j'ai passée... même s'il faisait très froid», a-t-il dit au Soleil à la fin de sa prestation d'une heure.

La température était pourtant relativement clémente. Un froid tout à fait normal pour la saison, une neige fine quasiment féerique qui donnait aux 1001 éclairages davantage de panache. La Grande Allée brillait effectivement de tous ses feux. Des luminaires et des écrans centraux donnaient à l'oeil tout un spectacle : avalanches de couleurs, stroboscopes, effets scintillants... ça n'arrêtait plus. Lundi soir, vue de la Lune, la Grande Muraille de Chine avait certainement de la concurrence : ça pétillait fort à Québec!

La dernière heure de 2012 a donc été l'affaire d'un Boy George souriant, chaleureux, souhaitant à tout va «bonne année» aux fêtards. La scène très en hauteur aurait pu créer un fossé entre le D.J. et ses spectateurs, mais non. Boy George semblait proche, à l'écoute, il a donné une prestation très incarnée, vibrante. Les amateurs du genre ont été comblés. Et il y a fort à parier que la recette D.J. sera de retour pour le désormais traditionnel 31 décembre de Québec.

«Réussite totale»

Après cette folle soirée, André Verreault, l'organisateur de l'événement, s'est dit très satisfait du résultat. «Je suis très content de la soirée, c'est une réussite totale», s'est-il exclamé. «Boy George était tellement content qu'il a chanté», a-t-il ajouté. Il est vrai que le D.J. britannique a poussé la note à quelques reprises, sans toutefois voler la vedette aux platines.

«Il m'a dit qu'il a vécu une des soirées les plus folles de sa vie, je crois qu'il a été impressionné par la scène en glace et par les dizaines de milliers de personnes qui dansaient sous la neige», a renchéri M. Verreault en précisant que l'artiste n'avait pas lâché une seule seconde et que lors de sa seconde prestation au Maurice, «il était complètement déchaîné».

Seul petit hic de cette soirée très réussie : la gestion et la circulation de la foule, dommage collatéral des grands succès. Le centre de la Grande Allée était réservé aux fêtards danseurs, extrêmement serrés les uns contre les autres. Plusieurs qui voulaient en sortir ont eu bien des difficultés. Les abords de la rue étaient dédiés à la circulation piétonnière, qui a rapidement été bloquée en raison du trop grand nombre de personnes sur les lieux. Certains claustrophobes ont dû passer un sale quart d'heure.

D'ailleurs, des personnes craignant un peu les foules, mais aimant Boy George, se tenaient éloignées de la scène et regrettaient l'absence d'écrans géants. «C'est dommage qu'on ne puisse pas le voir», a témoigné Sylvie, fan du Boy George de la première heure.

Côté Rigodons

Autre point fort de la soirée : la scène de la place George-V qui laissait place aux traditionnels rigodons. Le public y était bien différent, et avait son espace dédié. La famille Painchaud s'est exécutée sur les planches, faisant giguer les jeunes et les moins jeunes. Le fait d'avoir deux ambiances bien distinctes a permis de rassembler pour les festivités un plus vaste public et de faire de nombreux heureux. Cette formule, avec deux scènes, était une très bonne idée. Toutefois, la soirée a décollé un peu lentement sur cette grande scène.

Un des premiers artistes invités, l'harmoniciste et tapeux de pied Alain Lamontagne, a joué la majorité de ses chansons depuis le hall de l'hôtel Château Laurier, situé à quelques pas. Sa prestation était filmée et retransmise sur écrans géants. Un peu étrange de voir une grande scène vide, avec un public qui brave le froid et qui n'a qu'une seule envie : fêter. Alain Lamontagne est certainement frileux... mais Boy George a lui aussi trouvé qu'il faisait froid, et il ne s'est pourtant pas réfugié au coin du feu.

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