Trêve des cols bleus de Québec: jusqu'à la mi-janvier

Le président du syndicat des cols bleus, Marc-André... (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes)

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Le président du syndicat des cols bleus, Marc-André Dufour

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(Québec) Ce n'est pas seulement pour la période des Fêtes, mais bien jusqu'à la mi-janvier que le syndicat des cols bleus de la Ville de Québec observera une trêve dans la grève des heures supplémentaires en force depuis le mois de mai.

Le président du syndicat, Marc-André Dufour, l'a confirmé samedi, refusant toutefois de dire s'il allait répondre de façon positive à la demande du maire Régis Labeaume, qui souhaitait que les moyens de pression soient suspendus durant toute la période hivernale.

«Il y a la soirée de reconnaissance des employés qui comptent 25 ans de service le 11 janvier, puis des rencontres de négociation le 15 et le 17 janvier. On verra la température de l'eau à ce moment-là, à savoir si on reprend ou non la grève du temps supplémentaire. De toute façon, il faut donner un avis de 10 jours avant de recommencer», indique le leader syndical, qui n'écarte pas une trêve durant toute la saison hivernale, mais n'en prend pas non plus l'engagement.

M. Dufour assure d'ailleurs que contrairement à ce que prétend le maire Labeaume, il n'y a aucune mésentente entre les cols bleus et leur exécutif syndical concernant les moyens de pression. «Nos membres ne sont pas gênés des moyens de pression. N'oubliez pas que ça dure depuis sept mois.»

Il n'achète pas non plus le discours du maire selon lequel c'est la population de Québec qui aurait forcé le syndicat à cesser ses moyens de pression pendant les Fêtes. «M. Labeaume aime parler de la population. Pour lui, c'est comme une bonne maman et il se cache derrière ses jupes, mais il faudra qu'il en sorte.»

Effet négatif

«Personne ne me crie des bêtises quand je rencontre des gens. Aujourd'hui, quelqu'un est même venu me voir pour féliciter les cols bleus de leur attitude», ajoute-t-il, avouant toutefois que le conflit avec la Ville commence à avoir un effet négatif même sur les activités caritatives organisées par son syndicat.

«Nous organiserons en mai le tournoi de balle des employés municipaux du Québec dont les profits seront versés à Opération Enfant Soleil. Avant, la Ville nous prêtait gratuitement un terrain, mais cette année, il faudra payer 5000$ pour la location. C'est 5000$ de moins pour Enfant Soleil!» déplore M. Dufour.

Les activités caritatives écopent

Les activités caritatives du temps des Fêtes écopent elles aussi. «À chaque année, nous organisons un souper qui permet d'amasser des fonds pour habiller 70 enfants défavorisés et leur offrir des paniers de Noël. Cette année, un de nos commanditaires s'est retiré, car il est client de la Ville et des organismes qui nous prêtaient des salles ont décidé de ne plus le faire pour ne pas se mettre en conflit avec la Ville. On sent qu'il y a un malaise de la part de certains qui ne veulent pas déplaire à la Ville», poursuit le président.

Le Syndicat compense toutefois avec sa vidéo humoristique mettant en scène le maire Labeaume, qui a été visionnée plus de 50 000 fois sur YouTube. «Chaque fois que quelqu'un clique sur cette vidéo, un don est versé à Opération Enfant Soleil. Je trouve que c'est quelque chose d'assez moderne pour un syndicat que le maire accuse d'être 20 ans en arrière.»

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