Régis Labeaume voudrait que la trêve des cols bleus dure tout l'hiver

Depuis 16h vendredi, les employés manuels de la... (Photo Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Depuis 16h vendredi, les employés manuels de la Ville de Québec sont disponibles pour travailler comme à la normale tant pour le déneigement que pour les autres services comme les loisirs ou la voirie, eux qui appliquaient systématiquement depuis le mois de mai un mandat de grève du temps supplémentaire.

Photo Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Le maire Régis Labeaume souhaiterait que les cols bleus de Québec cessent leur grève des heures supplémentaires non seulement pour la période des Fêtes, mais jusqu'à la fin de l'hiver.

«On ne veut pas d'une trêve pour le temps des Fêtes, on la veut pour tout l'hiver. On veut mettre fin aux moyens de pression sur la neige. S'ils essaient encore d'appliquer des moyens de pression pour l'hiver, ils vont trouver la partie très dure», a martelé le maire en point de presse vendredi matin en marge de la séance spéciale d'adoption du budget.

Depuis 16h vendredi, les employés manuels de la Ville de Québec sont disponibles pour travailler comme à la normale tant pour le déneigement que pour les autres services comme les loisirs ou la voirie, eux qui appliquaient systématiquement depuis le mois de mai un mandat de grève des heures supplémentaires. Les moyens de pression devraient reprendre au début du mois de janvier.

Pas le choix

Le maire estime d'ailleurs que le Syndicat des cols bleus n'avait presque pas le choix d'adopter une trêve à l'approche des Fêtes et alors que d'importantes chutes de neige sont prévues pour les prochains jours.

«On n'est pas très surpris. C'est une grande victoire de la population. Nous autres, on prévoyait que la pression serait très forte. Les gens s'expriment à Québec, les gens refusent d'être pris en otage par un syndicat», a-t-il déclaré.

Régis Labeaume prétend que les citoyens n'auraient jamais accepté que les moyens de pression se poursuivent durant les Fêtes. «Ce n'est pas un cadeau qu'ils font, c'est une mesure défensive. Les cols bleus n'avaient pas le choix de faire ça, car ils s'alignaient pour avoir une révolte des citoyens et ils l'ont senti. S'ils appliquaient leurs moyens de pression pendant les Fêtes, après les Fêtes, ils étaient morts. Ils ont juste sauvé leur peau en faisant ça.»

Autre époque

Le maire a accusé le syndicat des cols bleus de vivre dans une autre époque. «Des moyens de pression à Québec en 2012, ça ne marche plus. Le syndicat des cols bleus est à une autre époque. Il travaille comme s'il était 20 ans en arrière. Il n'a pas compris que le monde est plus informé, plus scolarisé et qu'il y a des choses qu'ils n'acceptent plus à Québec. Les stratégies comme il y a 20 ans, c'est terminé.»

Il avance également que plusieurs cols bleus ne seraient pas d'accord avec les stratégies de leur syndicat, notamment celle de ne pas participer aux trois rencontres qu'il a organisées avec les chefs syndicaux. «Il y a des bleus qui nous parlent et qui ne sont pas d'accord avec leur syndicat. L'information que l'on a, c'est que ça a brassé très fort à la tête du syndicat et ce n'est pas fini», a-t-il conclu.

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