Défections à l'hôtel de ville de Québec: Picard critique ses ex-collègues

Reconnu pour son calme, François Picard n'a pas... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Reconnu pour son calme, François Picard n'a pas été très tendre jeudi envers les deux démissionnaires Patrick Paquet et Ginette Picard-Lavoie, particulièrement avec cette dernière.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Reconnu pour son calme olympien, le conseiller François Picard y est allé d'une charge à fond de train contre son ex-collègue d'Équipe Labeaume Ginette Picard-Lavoie, en fin d'après-midi, jeudi, avant la rencontre de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ).

«Moi, je suis ben content que Mme Picard-Lavoie ne soit plus là», a lancé le vice-président du comité exécutif et allié du maire Labeaume, lors d'une mêlée de presse.

C'est M. Picard qui a d'ailleurs amené le sujet sur Mme Picard-Lavoie, alors que les journalistes lui posaient des questions sur le nouvel indépendant Patrick Paquet.

«Mme Picard-Lavoie, c'est pas facile de travailler avec elle. C'est pas facile. Il faut être très patient, très patient.» Sans détailler ce qu'il voulait dire exactement, M. Picard a ajouté que Mme Picard-Lavoie était une «personne unique».

«Vous savez comment je suis patient d'habitude, passer une journée avec une personne unique comme ça, je suis plus capable. Tout simplement», a-t-il ajouté.

M. Picard a affirmé qu'il allait continuer à collaborer avec M. Paquet, mais qu'il s'attend à une meilleure ponctualité de sa part.

«J'ai pas de problème avec lui, quand il est à l'heure. Nos réunions commencent à 8h le matin, il est là à 9h. Nos réunions commencent à une heure et demie l'après-midi, il est là à deux heures et quart. C'est tout le temps comme ça. À un moment donné, le respect commande le respect.»

Après la rencontre de la CMQ, le conseiller d'Équipe Labeaume Sylvain Légaré s'en est pris surtout à Patrick Paquet. Il n'a pas du tout accepté les commentaires formulés selon lesquels la grande majorité des élus municipaux n'ont aucun pouvoir devant Régis Labeaume et qu'ils ne peuvent pas s'exprimer. Il assure que les élus, notamment lors des réunions du comité exécutif, n'hésitent pas à questionner les positions du maire.

«Il n'y a jamais personne qui lui [M. Paquet] a dit de se fermer la trappe au caucus. Même, au contraire, on lui disait : "Tu veux voter contre, sors-le tantôt." On n'arrêtait pas de lui dire.»

«Je passe pour quoi, moi, là? Un mouton en arrière du maire? a enchaîné M. Légaré. Alors que c'est complètement le contraire de ce qui se passe? C'est frustrant d'entendre Patrick dire des affaires de même.»

M. Légaré ne s'est pas gêné pour dire que M. Paquet ne s'investissait pas assez dans son travail de conseiller. «J'ai de la misère avec les gens qui n'ont pas une bonne éthique de travail.»

Comme en 2008

Lorsqu'elle a appris la nouvelle des deux défections au sein d'Équipe Labeaume, la présidente de l'arrondissement La Cité-Limoilou Suzanne Verreault a tout de suite songé que ces départs fracassants se sont faits un peu de la même façon que lorsque Patrick Paquet et Ginette Picard-Lavoie ont quitté le Renouveau municipal de Québec, en 2008. «C'est le même scénario, sans prévenir personne», fait remarquer Mme Verreault.

Celle qui a travaillé comme attachée politique pour la défunte Action civique de Québec avant de faire le saut comme élue avec Régis Labeaume, convient que faire partie d'une grosse famille politique de 24 élus n'est pas toujours facile. «Ça prend du travail et de la rigueur», lance-t-elle.

Suzanne Verreault affirme n'avoir jamais senti de manque de respect venant du maire ou de son directeur de cabinet, Louis Côté. «Mais il faut être à nos affaires et c'est normal, parce qu'on est redevable envers les citoyens», estime la conseillère municipale de Limoilou.

Chantal Gilbert s'est pour sa part dite surprise de cette annonce. Et jeudi, elle a déploré avoir appris le départ de ses collègues par les médias. «À mon avis, tu peux quitter une équipe, mais dans les règles de l'art. Tu informes tes collègues avant de sortir médiatiquement parlant, ne serait-ce que par courriel et tu fais ta vie comme bon te semble par la suite», a-t-elle réagi.

Morin-Doyle s'esquive

Rencontrée à l'ancien hôtel de ville de Sainte-Foy, la conseillère d'Équipe Labeaume Michelle Morin-Doyle a refusé de répondre aux questions du Soleil sur le départ de Patrick Paquet et de Ginette Picard-Lavoie. Raison invoquée : elle était en retard pour une réunion. Pourtant, il était 16h15 à ce moment-là et la réunion de la Communauté métropolitaine de Québec se mettait en branle à 17h. «Parlez-en au maire Labeaume!» a-t-elle lancé, avant de se sauver du journaliste. Pour sa part, la conseillère Marie-Josée Savard assure elle aussi qu'au comité exécutif, les élus peuvent échanger librement et exprimer leur opposition au maire s'ils ne sont pas d'accord avec lui. Malgré l'insistance du Soleil, elle n'a pas été en mesure de donner un exemple précis d'un moment où elle s'est élevée contre une opinion ou une idée du maire lors d'une rencontre de l'exécutif ou durant un caucus de tous les membres d'Équipe Labeaume. «J'ai pas d'exemple précis à vous donner.»

Avec la collaboration de Valérie Gaudreau et d'Isabelle Mathieu

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