Deux cols bleus de Québec portent plainte pour harcèlement psychologique

Selon le syndicat des cols bleus, présidé par... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Selon le syndicat des cols bleus, présidé par Marc-André Dufour, le dépôt des deux griefs devrait normalement enclencher une enquête interne à la Ville de Québec.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Les deux chauffeurs de surfaceuse visés par les propos de Régis Labeaume sur la «zambonellose» passent de la parole aux actes et déposent officiellement une plainte pour harcèlement psychologique au travail. «Tout le monde va rire d'eux autres, c'est leur problème», réplique le maire de Québec.

«Il ne faut pas avoir peur du ridicule, c'est pas fait fort», a lancé M. Labeaume lundi soir en point de presse avant le conseil municipal.

Le 28 octobre, deux opérateurs de surfaceuse Zamboni ont pris des congés de maladie, forçant la fermeture des arénas Patrick-Poulin et Michel-Labadie durant quelques heures. Ces deux congés simultanés, survenant alors que les employés manuels sont en grève des heures supplémentaires depuis le 24 mai, avaient été interprétés par le maire comme un «moyen de pression». Il a souvent dit ne pas croire une seconde que les deux employés étaient réellement malades.

Irrité, M. Labeaume avait alors fait des déclarations «virulentes et répétées», aux yeux du syndicat, en visant directement les deux employés cols bleus. Il avait notamment qualifié les employés de «menteurs». «Comme tout le monde de Québec, il n'y a personne qui les croit. Ils nous prennent pour des idiots. Ils nous prennent vraiment pour des cons!» avait lancé le maire.

L'exécutif syndical, le président Marc-André Dufour en tête, avait vivement dénoncé les propos, les qualifiant «d'indignes du maire d'une grande ville».

Régis Labeaume avait aussitôt précisé que ses paroles ne visaient pas les deux individus, mais bien le syndicat des cols bleus, «des pleutres», selon le maire, «qui n'assument pas leur moyen de pression».

Enquête interne

Les deux griefs individuels ont été déposés à la direction des ressources humaines de l'arrondissement des Rivières.

Selon le syndicat, le dépôt de ces deux griefs devrait normalement enclencher une enquête interne à la Ville de Québec. «Compte tenu de la nature des plaintes, des procédures ou des sanctions pouvant en découler, le syndicat souhaite la tenue d'une enquête en toute sérénité et ne désire pas attiser davantage les quolibets et les commentaires négatifs à l'endroit de deux employés», écrit le syndicat des 1350 cols bleus dans son communiqué.

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