Le proprio du 1010, Grande Allée forcé d'abandonner la construction en façade

Il sera impossible pour l'homme d'affaires Ghyslain Rivard... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Il sera impossible pour l'homme d'affaires Ghyslain Rivard d'aller de l'avant avec les constructions en façade de sa majestueuse maison du 1010, Grande Allée Ouest.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Le propriétaire du 1010, Grande Allée Ouest est forcé d'abandonner son projet de construire deux maisons sur le parterre avant de son domaine. Jugeant que ses droits ont été «bafoués», une poursuite contre la Ville de Québec est maintenant dans l'air.

La modification au Règlement sur l'urbanisme de l'arrondissement de Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge a été adoptée, vendredi, par le conseil d'arrondissement lors d'une séance extraordinaire. La modification de zonage a pour effet d'imposer des marges de recul avant supérieures à la moyenne pour le siège social de l'Industrielle Alliance et les domaines du 1010 et du 1050, Grande Allée Ouest.

Il est donc impossible pour l'homme d'affaires Ghyslain Rivard d'aller de l'avant avec les constructions en façade de sa majestueuse maison du 1010, Grande Allée Ouest. «Ça brime mes droits les plus fondamentaux. J'ai bien l'intention de faire respecter mes droits», a-t-il laissé tomber vendredi, lorsque joint après l'adoption du changement de zonage.

Il précise que ses avocats ont fait parvenir une mise en demeure à la Ville avant même la séance extraordinaire du conseil d'arrondissement. Une poursuite contre la Ville «n'est pas exclue», ajoute le fondateur et dirigeant de l'entreprise informatique Alithis, autrefois CIA-Sinapse.

Ghyslain Rivard dit ne pas en vouloir aux citoyens qui se sont opposés à son projet de construction. Il en a davantage contre la démarche de la Ville, qui «soulève la suspicion».

Il rappelle qu'au départ, la consultation au conseil de quartier devait porter sur une dérogation mineure. Celle-ci aurait permis le déplacement de l'allée d'accès à son domaine afin de dégager l'espace et de construire deux résidences unifamiliales donnant sur la Grande Allée. «Tout à coup, le lendemain, c'est [devenu] une consultation publique sur un projet de règlement. Ça changeait tout à fait la dynamique», constate-t-il.

«La stratégie des gens qui sont contre notre projet à l'arrondissement, la façon dont ils ont tourné la question, ça ne nous donne absolument rien d'aller en référendum», conclut M. Rivard.

Francine Lortie, présidente de l'arrondissement Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge, a assuré hier que la préservation des espaces verts et le respect de la réglementation municipale étaient au coeur de la décision de la Ville de renforcer le règlement sur l'urbanisme.

«M. Rivard voulait faire un beau projet. On est très conscient de ça. C'est un monsieur de qualité, on savait que ça pourrait être bien. [...] Mais ce qu'on ne permet pas ailleurs, c'est difficile pour nous de le permettre là», a-t-elle justifié.

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