UMQ: Éric Forest tend la main à Québec, mais refuse un troc

Le président de l'Union des municipalités du Québec,... (Photothèque Le Soleil, Carl Thériault)

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Le président de l'Union des municipalités du Québec, Éric Forest, refuse de monnayer l'adhésion de Québec en retour d'un bureau permanent dans la capitale.

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(Québec) Pas question pour l'Union des municipalités du Québec (UMQ) de «monnayer» un retour de la Ville de Québec dans son giron en promettant un bureau permanent de l'organisation dans la capitale.

«Monnayer une adhésion à un bureau, je pense que ce serait un peu périlleux», a tranché lundi le président de l'UMQ et maire de Rimouski, Éric Forest.

L'UMQ, dit-il, loue déjà des bureaux à Québec. Mais elle n'a pas l'intention d'y établir une permanence. «Je ne fais surtout pas de promesse là-dessus, a poursuivi M. Forest. On ne peut pas acheter l'adhésion à l'Union des municipalités du Québec.»

M. Forest réagissait ainsi aux propos du maire de Québec, Régis Labeaume qui, samedi, a rappelé que lorsque Québec avait quitté l'UMQ en 2010, il avait dénoncé le fait que l'organisation qui regroupe 300 municipalités n'avait pas de bureaux dans la capitale.

«Il faudrait aussi un bureau de l'UMQ à Québec. Ça en prend un, car on payait cher notre adhésion», a dit M. Labeaume samedi.

Lundi, Éric Forest a évoqué les dépenses encourues par l'ouverture de bureaux permanents de l'UMQ dans les diverses régions. «On pourra discuter de ça, mais il est clair que ma première responsabilité est d'assurer une bonne gestion, car par extension, ce sont des fonds publics.»

Même s'il refuse de rendre conditionnelle le retour de Québec dans l'UMQ à l'ouverture d'un bureau dans la capitale, M. Forest tend la main au maire Régis Labeaume qui a dit samedi que la présence du maire de Laval, Gilles Vaillancourt, était la principale raison du retrait de Québec de l'UMQ.

«Si on est partis de l'UMQ, c'est à cause de lui! On trouvait que Gilles Vaillancourt en menait trop large à l'UMQ. Il avait une trop grande emprise sur l'organisation», avait déclaré M. Labeaume.

Lundi, M. Forest n'a pas commenté directement cette affirmation du maire de Québec à propos de M. Vaillancourt.

Grands enjeux municipaux

Mais la démission du maire de Laval ouvre la porte à un retour de Québec, espère-t-il. Surtout, soutient M. Forest, au moment où le monde municipal fait face à de «grands enjeux» dont les déficits des régimes de retraite, le renouvellement, pour 2014, du pacte fiscal avec le gouvernement et les infrastructures.

«On espère vivement que Québec rejoigne nos rangs et que tous ensemble on fasse preuve de solidarité», a estimé M. Forest.

Il n'a toutefois pas pris d'initiative pour aborder directement le sujet d'un retour au bercail avec M. Labeaume. «Nos routes se croisent malgré le fait qu'il n'est pas membre de l'Union alors on aura l'occasion d'en discuter plus à fond.»

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