Les cols bleus déposeront une plainte contre Labeaume

«C'est la même chose que les

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«C'est la même chose que les "fourreurs de système", ce sont des allégations non fondées», affirme Marc-André Dufour, président des 1350 cols bleus.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Le syndicat des cols bleus déposera une plainte pour harcèlement psychologique contre le maire Régis Labeaume, qui a traité de menteurs les deux chauffeurs de surfaceuses qui se sont déclarés malades ce week-end.

«Comme tout le monde de Québec, il n'y a personne qui les croit. Ils nous prennent pour des idiots. Ils nous prennent vraiment pour des cons», avait vivement réagi le maire Régis Labeaume, mardi.

Le syndicat des cols bleus avait convoqué la presse ce matin pour dénoncer les propos de Régis Labeaume, qu'il qualifie «d'indignes du maire d'une grande ville».

«C'est la même chose que les "fourreurs de système", ce sont des allégations non fondées», affirme Marc-André Dufour, président des 1350 cols bleus.

Les absences dimanche des deux chauffeurs de Zamboni affectés aux arénas Patrick-Poulin et Michel-Labadie étaient pleinement justifiées, certifie le syndicat.

Un des employés est maintenant en arrêt de travail pour une semaine sur ordre de son médecin et l'autre a été incapable de compléter son quart de travail samedi en raison de ses malaises, affirme le syndicat.

Ces deux travailleurs se sentent aujourd'hui blessés par les déclarations du maire Labeaume. «On les a traités de menteurs de façon gratuite, sans vérification, déplore Denis Jomphe, conseiller syndical. Ils nous demandent d'agir.»

C'est pourquoi le syndicat des employés manuels déposera une plainte de harcèlement psychologique contre le maire Régis Labeaume au nom des deux travailleurs.

Le président du syndicat Marc-André Dufour jure que jamais, au grand jamais il n'a donné de mot d'ordre à ses membres d'utiliser des congés de maladie comme moyen de pression. «Regardez-moi la face, lance-t-il aux journalistes. On joue la game clean, il n'y a de forcing syndical. Je peux m'asseoir avec un polygraphe pour le dire.»

Si la Ville de Québec a du mal à remplacer ses employés malades et se voit forcée de fermer des arénas, c'est en grande partie de sa faute, estime le syndicat. «Une soixantaine de cols bleus sont partis à la retraite et au moins 40 auxiliaires sont partis cette année parce que la Ville n'avait pas un volume suffisant d'ouvrage pour eux, note Marc-André Dufour. La Ville a eu tout l'été pour se préparer, embaucher et former du monde.»

Labeaume n'y croit pas

Billet du médecin ou pas, le maire de Québec Régis Labeaume continue d'être sceptique. «Tous les deux sont tombés malades au même moment à la même heure? Il n'y a personne qui croit ça à Québec, a répété le maire ce matin. Qu'ils nous fassent la preuve de ça.»

Sans s'excuser le moins du monde, le maire a précisé qu'il visait le syndicat et non les cols bleus lorsqu'il parlait de «pleutres», «qui n'assument pas leur moyen de pression».

Par rapport à la plainte annoncée pour harcèlement psychologique, le maire se demande si «les petits bouts de choux de quatre à huit qui n'ont pas pu pratiquer le sport dont ils ont rêvé toute la semaine» ne devraient pas eux aussi intenter une poursuite.

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