Labeaume traite les représentants syndicaux des cols bleus de pleutres

Le maire Régis Labeaume a lancé quelques flèches... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Le maire Régis Labeaume a lancé quelques flèches en direction de représentants syndicaux, mardi.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Régis Labeaume ne croit pas une minute que les deux cols bleus qui ont forcé la fermeture des arénas Michel-Labadie et Patrick-Poulin dimanche soir étaient vraiment malades. «Comme tout le monde de Québec, y'a personne qui les croit. Ils nous prennent pour des idiots. Ils nous prennent vraiment pour des cons», a fustigé le maire.

M. Labeaume a vivement réagi mardi à cette récente conséquence de la grève des heures supplémentaires des cols bleus, amorcée le 24 mai. «Tout le monde sait qu'ils n'étaient pas malades. C'est du forcing syndical», a-t-il lancé dans une longue charge.

«Ils sont traités royalement par les payeurs de taxes de Québec. Ils pourraient-tu avoir juste la bonté et juste respecter le monde et ne pas s'en prendre aux jeunes joueurs de hockey et aux familles qui sont là-dedans?» a poursuivi M. Labeaume.

«Saprés menteurs»

Le maire a aussi traité de «pleutres» les représentants syndicaux des cols bleus qui renvoient la balle à la Ville en disant qu'elle devrait envoyer des cadres en remplacement pour garder un service ouvert en cas d'absence d'un syndiqué.

«Qu'ils arrêtent de nous dire que ça prend des cadres, qu'ils assument leur décision car ce sont leurs services essentiels, leurs gens qui sont probablement des saprés menteurs parce qu'ils ont dit qu'ils étaient malades. Ils sont pleutres, ils assument même pas leur moyen de pression.»

Régis Labeaume s'est même fait particulièrement cinglant quant à la nature du travail de ces cols bleus. «Quelle maladie est assez sérieuse pour t'empêcher de conduire une Zamboni? Une amputation, une grippe? Non franchement, ils nous ont roulés. Ils nous prennent pour des cons.»

Lerhe, le «Bonhomme sept-heures»

Autre chef syndical, autre sortie en règle du maire qui a aussi fustigé le président de la Fraternité des policiers, Bernard Lerhe. Ce dernier demande la tenue d'une deuxième enquête Scorpion sur la prostitution juvénile à Québec.

«Il est dans l'esprit de l'Halloween, il se dit que c'est à soir qu'on fait peur au monde. Il se déguise en Bonhomme sept-heures», a lancé M. Labeaume qui a décidé qu'il «n'écoutait plus» le chef du syndicat des policiers.

«J'ai décidé que je gardais mes bonnes relations avec les policiers. Je m'entends très bien avec les policiers, tout va bien. M. Lerhe, c'est un cas, on va le laisser à part. Il est dans l'esprit de l'Halloween. Je l'invite à passer à la maison demain soir [ce soir], je vais avoir des bonbons.»

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