À l'image de la rue Saint-Jean, l'avenue Cartier a été fermée complètement à la circulation automobile de Grande Allée à René-Lévesque durant une semaine de Festival d'été.
Les terrasses étaient pleines, oui. Mais les désagréments étaient trop grands pour avoir le goût de répéter l'idée, explique Marc-André Pâlin, directeur général de l'Association des commerçants de l'axe Montcalm, l'organisme à l'origine de l'idée.
«L'avenue Cartier n'est vraiment pas faite pour être fermée complètement à la circulation, conclut-il. Surtout à cause des nombreuses rues à sens unique qui convergent vers Cartier.»
Artère déjà large, avec des trottoirs imposants, Cartier avait l'air plutôt vide une fois les automobiles disparues, note Marc-André Pâlin. Et les multiples tréteaux et panneaux de signalisation qu'il fallait installer gâchaient le coup d'oeil, ont observé les marchands et les résidants.
Stationnement recherché
Avant de reparler de piétonnisation, il faut améliorer l'offre de stationnement dans le quartier Montcalm, plaide l'Association des marchands, soulignant que 60% des clients viennent sur Cartier en voiture.
L'Association des marchands espère voir se réaliser l'idée déjà avancée par la Ville de Québec dans le programme particulier d'urbanisme de la colline parlementaire, soit un stationnement souterrain sur l'actuel stationnement de surface du Château Saint-Louis.
Le porte-parole de la Ville, François Moisan, indique qu'«une réflexion est en cours pour trouver un site de stationnement supplémentaire dans Montcalm».
Bientôt une SDC?
Par ailleurs, l'Association des marchands est en voie de se transformer en société de développement commercial (SDC), comme celle de Saint-Roch ou de la 3e Avenue dans Limoilou.
Pour préserver son financement venant de la Ville (50 000 $ au maximum par année), l'Association des marchands n'a pas le choix, rappelle Marc-André Pâlin, d'adopter cette nouvelle structure qui obligera les 200 commerçants à payer une cotisation.
«On va tripler notre budget et pouvoir injecter de 100 000 $ à 150 000 $ dans le secteur», indique le directeur général.
La société de développement commercial sera créée si 50% des marchands plus un y adhèrent.